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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 10:56
Avant-propos: cet article est à rattacher directement aux " pronostics infaillibles FOOTU"..


Pas venu de nulle part mais presque, environ tous les 5-6 ans, on assiste à la victoire d'un bloc équipe à la con en Champions League (Porto 2004, Dortmund 96, PSV 1988... entre autres). Même si le football en est rarement sorti grandi, cela a tout de même permis l'émergence de clubs "alternatifs" qui changeaient des éternels "trusteurs" de titres, et fait progresser la légende de la Ligue des champions : "yes we can ! Yes, on peut gagner le titre suprême sans avoir que des superstars". Il suffisait pour cela de défendre à 14, de faire preuve d'une solidarité totale, d'avoir le brin de réussite et d'orgueil, ainsi que le "petit plus" humain (mais nous y reviendrons dans un autre article)

Et cette année, 5 ans après Porto, ce n'est pas un "gros" qui va gagner. Le "foot champagne" a eu le temps de triompher l'été dernier
avec les victoires de l'Espagne et de ManU. Cette année, le vainqueur sera une équipe chiante, défensive, perpétuellement revenue des enfers.

Cette équipe, c'est l'Olympique Lyonnais.

Vous venez d'avaler votre chapeau, de vous écrouler de rire sur votre clavier, de simuler un début de malaise vagal. Non, non, vous avez bien entendu. Lyon sera champion d'Europe. Pourquoi ? C'est simple...

Toutes les équipes européennes ont globalement un pic dans l'année, qui va de quelques semaines à quelques mois. Passé ce pic, le club ne fait plus rien jusqu'à la fin de l'année. La logique veut donc que, pour gagner la Coupe d'Europe, une équipe doit se trouver en rôdage en début d'année, qu'elle passe un peu par les cheveux en 8ème de finale, qu'elle fasse le boulot pour se qualifier en quart, puis qu'elle explose en l'espace de quelques matchs pour se retrouver dans une finale qu'elle gagnera, au bénéfice d'une plus grande fraîcheur physique et mentale.

A son grand bonheur, l'OL va tirer le Barca en 8ème (il y a statistiquement 1 chance sur 4, mais/donc ça va arriver). Vous allez me dire :  "Quoi ?? L'équipe la plus en forme d'Europe ? Un bon tirage ? La drogue, etc...". Si on se conforme à ma théorie du "pic unique" (qui n'est pas "ma bite", à la différence de la "théorie du glaive unique", mais c'est un autre sujet...), on voit bien que le pic du Barca a eu lieu en début de saison, et c'est précisément avec les matchs contre Lyon que coïncidera leur chute irrémédiable.
En outre (en peau de bête), le Barca est une équipe qui "joue", ce qui rendra la tâche d'autant plus aisée (si ce n'est "simple"). Vous l'aurez compris : à ce stade de la compèt, mieux vaut tirer une équipe en forme qui joue au ballon, qu'une équipe en recherche de confiance qui ne joue que le contre et la défense basse.

La logique, toujours, voudra que Lyon retrouve en quart de finale une équipe qui, précisément, sera en recherche de confiance et ultra-défensive. C'est alors qu'ils feront "LE" match référence qu'on attendait d'eux depuis des années. Apre, ingagnable, perdu d'avance, ils vont pourtant réaliser l'exploit européen type, à savoir gagner d'un but d'écart dans des circonstances improbables.

La demi-finale sera paradoxalement plus facile. Contre un club qui jouera vraisemblablement le titre en championnat, Lyon disputera tout d'abord un non-match, pour exploser au retour contre une équipe exsangue de fin de saison.

La finale. Face à une équipe qui cumulera les défauts d'être favorite, de déjà avoir un palmarès dans cette compétition, et d'être "simplement la seule équipe qui peut gagner parce que ça va pas être les autres quand même", l'Olympique Lyonnais déroulera pour devenir 16 ans après un autre "Olympique", le deuxième représentant français à soulever le trophée, au terme d'un match qu'elle rendra facile dès la première demi-heure.

Et dire que c'était déjà écrit, pfff...



### les acteurs

- Lloris va se transformer en Barthez, il en a déjà le talent. La prochaine étape consistera à piquer la place d'un gardien noir titulaire juste avant la Coupe du monde ("Quand Lama fâché, lui toujours" etc...)

- Boumsong, atteint du "syndrome Zubar", va redevenir celui d'Auxerre, et va former la plus grosse paire d'Europe avec Cris (paire de quoi, on ne sait pas...)

- Reveillère/Clerc vont revenir à bloc, et frais.

- Grosso va se croire en équipe d'Italie (et donc jouer pour de vrai au foot)

- Juninho va foutre SON coup franc par match

- Govou/Toulalan, égaux à eux-mêmes, vont faire plus que le boulot à chaque match (se permettant même le luxe de devenir "héros-buteur" de temps à autres)

- Keita, Kallstrom, Makoun vont successivement avoir leur quart d'heure de gloire

- Benzema va devenir "the real one"

- Puel, le boucher de Villeneuve d'Ascq, va confirmer ce qu'on pensait de lui : "il sait pas faire jouer ses équipes, mais il sait les faire gagner" (le bougre)

### les matchs

8ème de finale (Barca)
- Le match aller contre le Barca à Gerland va rapidement tourner au cauchemar... dont les Lyonnais ne se réveilleront qu'au bout de 12 minutes, après un but de Messi... refusé pour hors-jeu, face à une défense médusée. On se dit que ce n'est que partie remise tant les Catalans maitrisent leur sujet, la branlée est proche. Pourtant, à la mi-temps, le score est toujours vierge et nul (et en plus, il y a 0-0). Au retour des vestiaires, le Barca doute, le coaching ne paie pas vraiment, et c'est au contraire Lyon qui emballe le match dans les 20 dernières minutes, sans pour autant ouvrir le score. 0-0, le match retour risque tout de même d'être une formalité.

- Au retour, ce sont des Barcelonais ultra-motivés qui frappent dès les premières minutes. Malgré une domination qui tourne parfois au gag (Benzema joue devant sa propre surface de réparation), le score en reste là. Un rythme lent s'établit jusqu'à la 70ème minute, moment où Puel décide de faire rentrer deux joueurs à vocation offensive. Les débuts des remplaçants sont mauvais, le Barca a toujours le pied sur le ballon et la main sur le match. Et c'est là où, venu d'ailleurs, une frappe molle de Govou/Toulalan/Keita vient se loger dans le petit filet : 1-1, il reste 11 minutes à jouer ; l'OL est qualifié. Trop tard pour le Barça qui a fait sortir Messi, Xavi et Henry, la fin du match n'est plus qu'une succession d'occasions moisies de la part des cocus de la soirée, qui, sur un énième ballon repoussé par Lloris, voient leur qualification s'envoler. Lyon a vaincu le signe indien et réalisé son match de référence. Enfin...

Quart de finale (Juventus, Porto, AS Roma)
- match aller à l'extérieur, Lyon bute sur une bonne équipe bien en place qui lui laisse le ballon. Soucieux de ne pas se prendre un mauvais contre, Puel fait jouer son équipe bas, et fait balancer de longs ballons sur Benzema, incapable de les reprendre correctement. Encore un 0-0. Les media français hurlent. Comment l'OL peut-il se permettre de tenter aussi peu à ce niveau de la compétition ? Puel-Mesrine se retrouve ennemi public numéro 1 (doublé d'un gros con), et pourtant...

- Gerland devient l'espace de 90 minutes la cathédrâle des rêves (à défaut d'être celle du "football total"). Menant rapidement au score grâce à un coup franc de l'éternel Juninho, le reste du match retour consistera à un attaque-défense laborieux. Ensuite, deux scénarios possibles, l'adversaire égalisera dans la foulée ou pas. Toujours est-il que, porté par son "12ème homme", Lyon tient le choc, mais c'est finalement Benzema qui délivre tout un stade dans les arrêts de jeu, sur une action menée à la perfection par Grosso et Makoun. Ca y est, ils l'ont fait. l'OL obtient le premier billet de son histoire pour les demi-finales d'une Coupe d'Europe. Jean-Michel Aulas est en larmes, Bernard Lacombe a mangé sa cravate, Puel a souri (en fait, non, ils s'étaient coincé le doigt), l'Equipe titre le lendemain "Qui ne saute pas n'est pas français". Mais "quid" de la suite des événements ?

Demi-finale (Arsenal, Villareal, Bayern, Manchester United)
- match aller à Gerland... Lyon refait le coup du "0-0"...... jusqu'à la 85ème minute : contre moisi, bim bim, Benzema face au gardien, qui repousse dans les pieds de Toulalan, qui passe en retrait à Juninho démarqué, qui frappe d'un lob astucieux des 25 mètres. Lyon 1 - les méchants 0 !

- la "dernière marche" fait moins peur que prévue. Les adversaires des lyonnais ne croient pas une seule seconde en une possible qualification des Français, malgré le but encaissé à l'aller, et y vont la fleur au fusil. Quatre-vingt-dix minutes plus tard, le score est lourd, la correction est dure : XXX 0, Lyon 3.
5 ans après Monaco, l'Olympique Lyonnais rejoindra, au pire, son rival stéphanois dans la "short list" des finalistes français en C1, et pourrait même rentrer, sur un malentendu, dans l'Histoire du football.

Finale (Liverpool, Inter, Real, Man United)

- Passée la fièvre de la qualification, l'Equipe titre le surlendemain "Et maintenant, ça se complique". On ne croit que peu aux chances de succès des Lyonnais, pas assez "expérimentés", trop "tendres", manquant de "mordant et de réalisme". Pourtant, du côté des joueurs, le résultat semble évident : "on s'était foutu de moi quand je parlais du titre européen, mais on va vous prouver que c'était possible, qu'un club français peut le faire" déclare un Benzema revanchard. JM Aulas y va de sa ritournelle habituelle "j'espère qu'on ne pensera pas, une fois le titre remporté, que la situation financière et fiscale des clubs français est satisfaisante. Ce sera une victoire, certes, mais une victoire dans la douleur qu'on aurait pu obtenir bien avant, si nous étions sur un pied d'égalité avec nos confrères européens... j'ai d'ailleurs appris que le Président serait à Rome, j'espère qu'il tiendra compte de nos revendications pour, etc, etc, RRRzzzzZZZzz..."

"Comme dans un rêve", la finale est une synthèse inversée de toutes les déconvenues précédentes en finale de Coupe d'Europe : le terrain détrempé "made in Bastia 78" avantage les Lyonnais, l'adversaire déjoue commes les Marseillais en 91, leur meilleur joueur se blesse quelques minutes après le coup d'envoi (Monaco 2004 revival), et ils se permettent même de frapper sur des poteaux, devenus "carrés" pour l'occasion.
Juninho, pour le 1-0, sur penalty. Benzema pour le 2-0 juste avant la mi-temps, un but anecdotique dans les arrêts de jeu pour le 2-1.

Inimagineable, improbable, incroyable, impensable, déjà culte dans les milieux autorisés, Lyon devient enfin Champion d'Europe. Aulas est tombé dans les pommes, Lacombe s'est mis 2,6 grammes, Puel a souri (en fait, non, l'angle de caméra était trompeur, il engueulait un remplaçant)

L'Olympique Lyonnais, vainqueur à jamais...





..................................... ou pas !

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Published by Billy Montoya - dans Actu chaude et humide
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commentaires

ahha 07/04/2009 16:56

Ben bravo Lyon gagne la champion's league ta vu on voit ou y sont

Anonyme 19/12/2008 15:03

ta au moins bon pour le 1er prono!

Noux...

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