(attention, ce qui suit est de l'autofiction spéculative)
Nuit blanche du foot français : « Impressions fugaces en terre d’ovalie »
Toute la jet-set et le gros des effectifs toulousains avaient été conviés à la soirée « crossover rugby-foot » organisée par le « George XIII ». C'est
Nicolas Douchez qui sortait incontestablement du lot, les yeux hagard et excité comme une jeune première, il promettait à qui voulait l'entendre qu'il ne ferait « aucune faute de main »
et ce, jusqu'au bout de la nuit.
Typiquement le genre de soirée « R.A.S. », les instants de magie sexuelle étaient rares. Il manquait cruellement ce milieu axial capable de passer toute la défense adverse en revue, et
d'administrer au moment le plus inattendu une passe lumineuse qui ferait la différence. « Trop de milieux défensifs ! » aurait dit Ricardo Max. Ce soir-là, ils étaient effectivement au
nombre de trois : Johan Elmander tout d'abord, surprenant de sobriété et visiblement gêné d'être là. Ensuite, un trois-quart du Stade Toulousain qui essayait vainement de récupérer les cadeaux
distribués par les sponsors de la soirée. Quant à Elie Baup, triomphant et beau comme une statue grecque, il enfilait, solitairement accoudé au bar comme à son habitude, verres sur verres de «
Tranpisco », un cocktail inventé par les lieux, réservé aux « gros bonnets des nuits toulousaines ».
Le « Serpent » hésitait encore quant au choix de sa future proie entre un jeune marocain « pas farouche », un latéral du TFC et un ex-candidat de Secret Story dont on ne savait exactement s'il était là pour vendre un disque, se faire tailler une pipe, ou s'il s'était tout simplement trompé de soirée.
Pourtant, sur le coup des 2h30, DJ Famicon mit tout le monde d'accord avec un mix orienté gabber et electro de Detroit, « mais pas du Underground Resistance !! » dixit l'intéressé.
L'occasion était trop belle pour Vivian Herzog qui ne put résister à l'envie de nous montrer le piercing au clitoris qu'elle s'était faite poser à l'occasion de la Techno parade de Berlin, qui
selon elle était « un vrai événement happy hardcore, pas un truc de facho pour les amateurs de dance de la gaypride parisienne ». Ce genre de réflexion vint immanquablement aux oreilles
de Frédéric Thiriez, autre invité surprise, qui aurait affirmé au « Serpent » songer « très sérieusement à mettre « Raveworld » de Rotterdam Terror Corps en intro avant les matchs de
L1, voire pourquoi pas du Gang of Four ». Je demeurais sceptique.
L'absence de folie créatrice laissa alors place à l'absurde. Le « Serpent
» racontait aux néophytes, avec une ferveur doublée d'une malignité sans égale, le célèbre jeu des rubgymen appelé « la biscotte » qui consiste à se palucher le membre autour du rectangle
farineux, le dernier n'ayant pu finir la chose se devant de manger le nouvellement goûteux mets devant une foule hilare.
Serions-nous obligés d'en arriver là pour faire
partir enfin la soirée ? Rien n'était moins sûr, et au grand dam d'Ulrich Ramé, la conversation dévia une fois encore sur Sidney Govou et sa prétendue relation avec « qui vous savez
».
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