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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 18:16
Lorsque Franck Ribéry pénètre avec son brassard de capitaine sur la pelouse du Soccer City Stadium de Johannesburg, en ce 11 juillet, suivi par ses dix coéquipiers, la France entière se demande si elle ne rêve pas.
Il y a un an, à peine, nul ne croyait raisonnablement aux chances de l'équipe : la qualification était déjà sur-hypothétique, alors y aller, et figurer en très bonne place........ Mais 2009, c'est déjà loin

A l'instant où les caméras du monde entier se braque sur un Raymond Domenech qui ne peut s'empêcher de fixer la coupe qui trône à la sortie du tunnel, de légers frissons parcourent l'échine de ceux qui se souviennent : "et dire que tout ceci n'aurait jamais dû arriver"

Retour sur le comeback du siècle.


CHAPITRE 1 : IF YOU CANNOT BE THE BEST, TRY NOT TO BE THE THIRD ONE

La faute à un parcours qualificatif moisi qui voit la Serbie s'échapper lors de la confrontation directe (0-0 à Belgrade), les Bleus, grâce à un bon nul à domicile contre la Roumanie, voit l'Autriche revenir à leur niveau. Même configuration qu'en 1993, si la France perd ce dernier match au Stade de France , elle ne sera même pas barragiste.

Boumsong, Escudé et Squillaci absents, Domenech est contraint de titulariser d'entrée Philippe Mexès, qu'il hésitera jusqu'à la dernière minute à positionner en latéral gauche à la place d'Abidal.

Choix payant ou non, il ne faut que douze minutes à Mexès pour réaliser le doublé "expulsion + pénalty" sur une erreur grossière (plaquage haut à la carotide), suite à un ballon perdu par Malouda revenu défendre "conformément aux consignes données par le coach". Une minute plus tard, France 0 - Autriche 1 : le tir n'était même pas effectué que résonnaient déjà les premiers "Domenech Démission", sûrement un aperçu de la classe à la française...

Pourtant, l'équipe de France y croit, continue de pousser, et c'est un Gourcuff transparent durant une heure qui laisse sa place à un Benzema en pleine confiance et auteur d'un bon début de saison : 7 matchs, 0 but

81ème minute : Souhaitant probablement tourner un remake de "Punition anale IV", Malouda lance une nouvelle fois Janko qui file seul au but. Arrêt réflexe du coude de Mandanda, relance hasardeuse, vingt secondes après, Benzema catapulte une tête smashée dans les filets de Manninger. La France a désormais 8 minutes pour tenir les barrages !

Quelques "cagades", un poteau et une nouvelle passe en retrait de Malouda plus tard, les Bleus tiennent enfin ce qu'ils considèrent comme une qualification... un gros soulagement en tout cas ! Au sentiment du devoir accompli et la joie se mêlent des "Domenech Démission" de bon aloi... Prochaine étape : les barrages



CHAPITRE 2 : LE DIEU DU FOOT CHOISIT SON CAMP


Le tirage au sort est cruel ; il offre la Russie aux bleus. Alors que Guus Hiddink et les oligarques russes sont déjà en train de célébrer la qualification et que la vodka coule à flot, Domenech fomente un plan définitif : tout jouer sur le match aller en Russie, et défendre à mort au retour.

Au terme d'un match nul, vierge et nul, qu'on qualifie déjà de "nouveau France - Roumanie", le désespoir laisse place à l'incrédulité. Il est vrai que la performance livrée au stade Luzhniki entre deux équipes qui refusent d'attaquer (2 tirs non-cadrés de chaque côté) est à rattacher à la confrontation maudité de l'Euro 2008.

Le jour du "dernier match sacrifié par la nullité de Domenech" (cf Aujoud'hui Sport), les media aiguisent leurs couteaux. L'Equipe a déjà préparé sa une du lendemain "la tristesse mais le soulagement", signifiant ce que la quasi-unanimité des français pensent tout haut : "Autant qu'on se fasse bien éliminer et qu'il dégage".

Le début de rencontre est à l'avantage des russes, et deux bons tirs d'Archavine viennent alerter le portier français de l'imminence d'un naufrage. Hiddink sent que son équipe a le dessus, mais refuse un peu le jeu : on ne sait jamais, et s'ils arrivaient à marquer sur un contre ? Il aurait pas l'air con, tiens... mi-temps, pas de buts, tout reste à faire, la Russie n'a pas encore composté son billet pour l'Afrique du Sud, mais c'est pas loin.

Les minutes filent, et l'improbable pointe le bout de son nez : les deux équipes attendraient-elles la prolongation et les tirs au but ? "Tout mais pas ça" semble crier le public qui refuse de boire le calice jusqu'à la lie, pourtant il faut s'y résoudre alors que nous sommes déjà à la 86ème minute de jeu.
Un coup franc tiré du rond central, une action confuse dans la surface, Toulalan frappe tout droit dans la balle qui vient toucher le mollet de Gallas. La France vient d'inscrire un but qui l'envoie bien plus qu'au delà du périphérique parisien, et c'est soudain toutes les mains qui se lèvent, les coeurs qui se réveillent, la France du foot qui oublie ses querelles et réalise l'incroyable scénario : une qualification pour l'Afrique du Sud, enfin !

Et là, c'est le drame... un contact Sagna - Pavlyuchenko débouche sur un atermoiement arbitral de plusieurs minutes, conclu par le 4ème arbitre qui, ayant bien réfléchi derrière son pupitre, décide qu'il y a pénalty. Moins de 100 secondes à jouer et l'horreur vient soudain de changer de camp.

Pavlyuchenko décide de se faire justice tout seul (pas le groupe parisien), place le ballon aux 6 mètres, et au terme d'une attente insupportable, tire légèrement sur la gauche de Mandanda qui détourne le ballon... InouÏ, la France arrive une nouvelle fois à s'en sortir, mais...... que voilà ? L'arbitre siffle, fait de grands gestes, et décide de faire retirer le pénalty, des joueurs français (mais aussi russes) étant entré dans la surface avant le tir : "Quoi ?? Mais elle existe pour de vrai, cette règle ? Et si on avait été italiens ou allemands, vous nous auriez fait le coup ? Putain de sa race...", etc

Trop heureux d'une telle opportunité, Pav le chien se charge à nouveau d’expédier son équipe au Mondial dans un silence de tombe, les supporters n’ayant même plus la force de siffler pour le déconcentrer. Coup de sifflet, prise d’élan, tir au milieu en force à ras de terre, Mandanda, parti trop tard, s’interpose, le ballon revient à pleine vitesse dans les pieds de l’attaquant qui dévisse totalement du gauche, et envoie le ballon dans les cieux.

C’était écrit, la France ira à la Coupe du monde. A l’issue du match, Sepp Blatter , heureux de la qualification française, se prononce une nouvelle fois contre l’arbitrage vidéo




Prochainement : chapitres 3 à 6

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Published by Billy Montoya - dans miscellannées
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