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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 14:53
Le gros coup de ce mercato hivernal n'est pas à mettre à l'actif d'un "gros" européen tel un Manchester City ou un Chelsea qui profiterait de ses fonds pétro-russo-saoudiens pour se faire un cadeau de noël. Mais bel et bien le GF38 qui, après s'être sérieusement positionné sur lui, est d'ores et déjà en mesure d'annoncer la signature de l'ex joueur Lyonnais, Karim Benzema.

Celui-ci aurait en effet déclaré avoir été "très tenté" par le Challenge de la Ligue des champions proposé par les dirigeants japonais du club dauphinois. On rappelle qu'il y a moins de 4 ans, le club, alors en Ligue 2, claironnait à qui voulait l'entendre (c'est à dire, pas grand monde) que le GF38 serait "d'ici à 5 ans en Champions League", et comptait bien s'y faire une place au soleil parmi les "cadors" de l'épreuve.

Devant la faiblesse des résultats lyonnais en la matière, qui n'est jamais allé plus loin que les quarts de finale, l'attaquant international espère acquérir une dimension supérieure dans ce club ambitieux qui n'a pas attendu longtemps avant de jouer les premiers rôles...

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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 14:58
45 buts et 280 tirs, dont 114 cadrés, c'est le faux bilan des sept matchs virtuels, dont un double, perpetrés simultanément à Paris, à Lyon, à Marseille et sur plusieurs stades français de L1.

Rien de grave cependant, il s’agissait simplement d’un « exercice d’état-major », dirigé par la président de la Ligue de Football Professionel, Frédéric Thiriez. Ce dernier avait décidé la tenue de cet exercice après les multiples journées prolifiques dans toute l'Europe, ces dernières semaines.

« Notre pays est beaucoup moins menacé que d’autres », rassure toutefois le président. « Nous devons être capables de nous adapter à tous les risques de matchs et à toutes (leurs) formes », explique-t-il néanmoins.

Cet exercice avait donc « pour but de tester notre capacité de réagir face à des buts répétés et simultanés sur l'ensemble de notre territoire ».


Quelques couacs à Marseille et Bordeaux

Avant la création d’une « salle de crise » d’ici l’été 2009, c'est dans la salle des fêtes de la LFP que se sont rassemblés lundi des représentants du football français, des éducateurs, des arbitres, de la Sécurité civile, mais aussi de ministères (Affaires étrangères, Défense, Ecologie et Santé).

Un système de visio-conférence avait également été mis en place, en particulier avec les préfectures concernées. Des difficultés de liaison ont notamment été remarquées avec celle de Lyon, et plus récemment à Bordeaux.

À Paris, l'hypothétique ennemi doit s'en prendre aux buts adverses, au personnel de la Défense centrale. Des buts fictifs doivent être marqué au Parc des Princes, ainsi qu'au Stade de France. Pour pimenter le scénario, des pirates sont censés prendre le contrôle d'un match à Auxerre, tandis qu'un joueur viserait les buts à Marseille et qu'un commando acculerait des joueurs dans leurs 18 mètres, à Lyon.

Ce test, programmé il y a plusieurs semaines, prend évidemment un relief particulier dans la capitale depuis le 4-0 contre Twente du 18 décembre dernier. Car il règne à Paris une étrange atmosphère. Les grands stades y sont manifestement plus fréquentés qu'avant. L'enquête sur le mystérieux «Guillaume Hoarau», qui a revendiqué une partie de ces actes, pourrait d'ailleurs se révéler plus longue que prévu.


La LFP, aidée par le ministère de l'Intérieur, veut donc resserrer les rangs. «Avec l'enthousiame et le retour des beaux jours, la fin de saison sera difficile», pronostique un haut fonctionnaire de Ligue. Menace de relégation, tensions des candidats aux places européennes, réveil des retardataires, tout s'additionne.

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a considéré qu’il faudrait « moins d'une heure et demie » pour mobiliser ensemble les représentants des services concernés.

Si son objectif était d'effectuer cette simple démonstration, il a parfaitement réussi.
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 10:56
Avant-propos: cet article est à rattacher directement aux " pronostics infaillibles FOOTU"..


Pas venu de nulle part mais presque, environ tous les 5-6 ans, on assiste à la victoire d'un bloc équipe à la con en Champions League (Porto 2004, Dortmund 96, PSV 1988... entre autres). Même si le football en est rarement sorti grandi, cela a tout de même permis l'émergence de clubs "alternatifs" qui changeaient des éternels "trusteurs" de titres, et fait progresser la légende de la Ligue des champions : "yes we can ! Yes, on peut gagner le titre suprême sans avoir que des superstars". Il suffisait pour cela de défendre à 14, de faire preuve d'une solidarité totale, d'avoir le brin de réussite et d'orgueil, ainsi que le "petit plus" humain (mais nous y reviendrons dans un autre article)

Et cette année, 5 ans après Porto, ce n'est pas un "gros" qui va gagner. Le "foot champagne" a eu le temps de triompher l'été dernier
avec les victoires de l'Espagne et de ManU. Cette année, le vainqueur sera une équipe chiante, défensive, perpétuellement revenue des enfers.

Cette équipe, c'est l'Olympique Lyonnais.

Vous venez d'avaler votre chapeau, de vous écrouler de rire sur votre clavier, de simuler un début de malaise vagal. Non, non, vous avez bien entendu. Lyon sera champion d'Europe. Pourquoi ? C'est simple...

Toutes les équipes européennes ont globalement un pic dans l'année, qui va de quelques semaines à quelques mois. Passé ce pic, le club ne fait plus rien jusqu'à la fin de l'année. La logique veut donc que, pour gagner la Coupe d'Europe, une équipe doit se trouver en rôdage en début d'année, qu'elle passe un peu par les cheveux en 8ème de finale, qu'elle fasse le boulot pour se qualifier en quart, puis qu'elle explose en l'espace de quelques matchs pour se retrouver dans une finale qu'elle gagnera, au bénéfice d'une plus grande fraîcheur physique et mentale.

A son grand bonheur, l'OL va tirer le Barca en 8ème (il y a statistiquement 1 chance sur 4, mais/donc ça va arriver). Vous allez me dire :  "Quoi ?? L'équipe la plus en forme d'Europe ? Un bon tirage ? La drogue, etc...". Si on se conforme à ma théorie du "pic unique" (qui n'est pas "ma bite", à la différence de la "théorie du glaive unique", mais c'est un autre sujet...), on voit bien que le pic du Barca a eu lieu en début de saison, et c'est précisément avec les matchs contre Lyon que coïncidera leur chute irrémédiable.
En outre (en peau de bête), le Barca est une équipe qui "joue", ce qui rendra la tâche d'autant plus aisée (si ce n'est "simple"). Vous l'aurez compris : à ce stade de la compèt, mieux vaut tirer une équipe en forme qui joue au ballon, qu'une équipe en recherche de confiance qui ne joue que le contre et la défense basse.

La logique, toujours, voudra que Lyon retrouve en quart de finale une équipe qui, précisément, sera en recherche de confiance et ultra-défensive. C'est alors qu'ils feront "LE" match référence qu'on attendait d'eux depuis des années. Apre, ingagnable, perdu d'avance, ils vont pourtant réaliser l'exploit européen type, à savoir gagner d'un but d'écart dans des circonstances improbables.

La demi-finale sera paradoxalement plus facile. Contre un club qui jouera vraisemblablement le titre en championnat, Lyon disputera tout d'abord un non-match, pour exploser au retour contre une équipe exsangue de fin de saison.

La finale. Face à une équipe qui cumulera les défauts d'être favorite, de déjà avoir un palmarès dans cette compétition, et d'être "simplement la seule équipe qui peut gagner parce que ça va pas être les autres quand même", l'Olympique Lyonnais déroulera pour devenir 16 ans après un autre "Olympique", le deuxième représentant français à soulever le trophée, au terme d'un match qu'elle rendra facile dès la première demi-heure.

Et dire que c'était déjà écrit, pfff...



### les acteurs

- Lloris va se transformer en Barthez, il en a déjà le talent. La prochaine étape consistera à piquer la place d'un gardien noir titulaire juste avant la Coupe du monde ("Quand Lama fâché, lui toujours" etc...)

- Boumsong, atteint du "syndrome Zubar", va redevenir celui d'Auxerre, et va former la plus grosse paire d'Europe avec Cris (paire de quoi, on ne sait pas...)

- Reveillère/Clerc vont revenir à bloc, et frais.

- Grosso va se croire en équipe d'Italie (et donc jouer pour de vrai au foot)

- Juninho va foutre SON coup franc par match

- Govou/Toulalan, égaux à eux-mêmes, vont faire plus que le boulot à chaque match (se permettant même le luxe de devenir "héros-buteur" de temps à autres)

- Keita, Kallstrom, Makoun vont successivement avoir leur quart d'heure de gloire

- Benzema va devenir "the real one"

- Puel, le boucher de Villeneuve d'Ascq, va confirmer ce qu'on pensait de lui : "il sait pas faire jouer ses équipes, mais il sait les faire gagner" (le bougre)

### les matchs

8ème de finale (Barca)
- Le match aller contre le Barca à Gerland va rapidement tourner au cauchemar... dont les Lyonnais ne se réveilleront qu'au bout de 12 minutes, après un but de Messi... refusé pour hors-jeu, face à une défense médusée. On se dit que ce n'est que partie remise tant les Catalans maitrisent leur sujet, la branlée est proche. Pourtant, à la mi-temps, le score est toujours vierge et nul (et en plus, il y a 0-0). Au retour des vestiaires, le Barca doute, le coaching ne paie pas vraiment, et c'est au contraire Lyon qui emballe le match dans les 20 dernières minutes, sans pour autant ouvrir le score. 0-0, le match retour risque tout de même d'être une formalité.

- Au retour, ce sont des Barcelonais ultra-motivés qui frappent dès les premières minutes. Malgré une domination qui tourne parfois au gag (Benzema joue devant sa propre surface de réparation), le score en reste là. Un rythme lent s'établit jusqu'à la 70ème minute, moment où Puel décide de faire rentrer deux joueurs à vocation offensive. Les débuts des remplaçants sont mauvais, le Barca a toujours le pied sur le ballon et la main sur le match. Et c'est là où, venu d'ailleurs, une frappe molle de Govou/Toulalan/Keita vient se loger dans le petit filet : 1-1, il reste 11 minutes à jouer ; l'OL est qualifié. Trop tard pour le Barça qui a fait sortir Messi, Xavi et Henry, la fin du match n'est plus qu'une succession d'occasions moisies de la part des cocus de la soirée, qui, sur un énième ballon repoussé par Lloris, voient leur qualification s'envoler. Lyon a vaincu le signe indien et réalisé son match de référence. Enfin...

Quart de finale (Juventus, Porto, AS Roma)
- match aller à l'extérieur, Lyon bute sur une bonne équipe bien en place qui lui laisse le ballon. Soucieux de ne pas se prendre un mauvais contre, Puel fait jouer son équipe bas, et fait balancer de longs ballons sur Benzema, incapable de les reprendre correctement. Encore un 0-0. Les media français hurlent. Comment l'OL peut-il se permettre de tenter aussi peu à ce niveau de la compétition ? Puel-Mesrine se retrouve ennemi public numéro 1 (doublé d'un gros con), et pourtant...

- Gerland devient l'espace de 90 minutes la cathédrâle des rêves (à défaut d'être celle du "football total"). Menant rapidement au score grâce à un coup franc de l'éternel Juninho, le reste du match retour consistera à un attaque-défense laborieux. Ensuite, deux scénarios possibles, l'adversaire égalisera dans la foulée ou pas. Toujours est-il que, porté par son "12ème homme", Lyon tient le choc, mais c'est finalement Benzema qui délivre tout un stade dans les arrêts de jeu, sur une action menée à la perfection par Grosso et Makoun. Ca y est, ils l'ont fait. l'OL obtient le premier billet de son histoire pour les demi-finales d'une Coupe d'Europe. Jean-Michel Aulas est en larmes, Bernard Lacombe a mangé sa cravate, Puel a souri (en fait, non, ils s'étaient coincé le doigt), l'Equipe titre le lendemain "Qui ne saute pas n'est pas français". Mais "quid" de la suite des événements ?

Demi-finale (Arsenal, Villareal, Bayern, Manchester United)
- match aller à Gerland... Lyon refait le coup du "0-0"...... jusqu'à la 85ème minute : contre moisi, bim bim, Benzema face au gardien, qui repousse dans les pieds de Toulalan, qui passe en retrait à Juninho démarqué, qui frappe d'un lob astucieux des 25 mètres. Lyon 1 - les méchants 0 !

- la "dernière marche" fait moins peur que prévue. Les adversaires des lyonnais ne croient pas une seule seconde en une possible qualification des Français, malgré le but encaissé à l'aller, et y vont la fleur au fusil. Quatre-vingt-dix minutes plus tard, le score est lourd, la correction est dure : XXX 0, Lyon 3.
5 ans après Monaco, l'Olympique Lyonnais rejoindra, au pire, son rival stéphanois dans la "short list" des finalistes français en C1, et pourrait même rentrer, sur un malentendu, dans l'Histoire du football.

Finale (Liverpool, Inter, Real, Man United)

- Passée la fièvre de la qualification, l'Equipe titre le surlendemain "Et maintenant, ça se complique". On ne croit que peu aux chances de succès des Lyonnais, pas assez "expérimentés", trop "tendres", manquant de "mordant et de réalisme". Pourtant, du côté des joueurs, le résultat semble évident : "on s'était foutu de moi quand je parlais du titre européen, mais on va vous prouver que c'était possible, qu'un club français peut le faire" déclare un Benzema revanchard. JM Aulas y va de sa ritournelle habituelle "j'espère qu'on ne pensera pas, une fois le titre remporté, que la situation financière et fiscale des clubs français est satisfaisante. Ce sera une victoire, certes, mais une victoire dans la douleur qu'on aurait pu obtenir bien avant, si nous étions sur un pied d'égalité avec nos confrères européens... j'ai d'ailleurs appris que le Président serait à Rome, j'espère qu'il tiendra compte de nos revendications pour, etc, etc, RRRzzzzZZZzz..."

"Comme dans un rêve", la finale est une synthèse inversée de toutes les déconvenues précédentes en finale de Coupe d'Europe : le terrain détrempé "made in Bastia 78" avantage les Lyonnais, l'adversaire déjoue commes les Marseillais en 91, leur meilleur joueur se blesse quelques minutes après le coup d'envoi (Monaco 2004 revival), et ils se permettent même de frapper sur des poteaux, devenus "carrés" pour l'occasion.
Juninho, pour le 1-0, sur penalty. Benzema pour le 2-0 juste avant la mi-temps, un but anecdotique dans les arrêts de jeu pour le 2-1.

Inimagineable, improbable, incroyable, impensable, déjà culte dans les milieux autorisés, Lyon devient enfin Champion d'Europe. Aulas est tombé dans les pommes, Lacombe s'est mis 2,6 grammes, Puel a souri (en fait, non, l'angle de caméra était trompeur, il engueulait un remplaçant)

L'Olympique Lyonnais, vainqueur à jamais...





..................................... ou pas !

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 11:00

Quinze jours après, j’ai toujours autant de mal à m’en remettre : digestion lourde, truffe humide, nuque douloureuse, membres ankylosés dans une impression de « déjà-vu » (prononcer : dîjâviouuh), et une seule question : « Pourquoi ? » (parce que ?)

 

J’avais tout d’abord rédigé un article d’une dizaine de pages pour expliciter ce que tout le monde savait très bien : Cristiano Ronaldo ne méritait pas le dernier Ballon d’Or. Mais j’ai renoncé à publier mon argumentaire : trop long, trop didactique, trop sérieux, trop pertinent pour ce qui n’est après tout qu’un blog moisi sur le foot. D’où l’idée de faire un résumé rapide de la situation.

 

- Ronaldo est le premier vainqueur « par défaut » de l’histoire du Ballon d’Or, même si Casillas aurait légitimement pu y prétendre. Généralement, on récompense le vainqueur de la compétition estivale les années paires, et un joueur folklorique qui joue bien et qui a eu un palmarès important cette année-là les années impaires. Pourtant, l’Euro 2008 est passé à la trappe, alors qu’il fêtait le retour du bon jeu. Gros camouflet.

 

- Ronaldo est le premier vainqueur « non-décisif » du palmarès. Tous sans exception ont été un moment ou un autre de la saison le joueur qui a fait « le truc qu’il fallait » pour que l’équipe passe au tour suivant, obtienne la victoire importante face à l’adversaire direct, là où « Cristie » a seulement imposé ses dribbles sans fin. Il a été fantômatique durant les matchs importants de Champions League (par contre, on l’a bien vu lors des victoires 8-0 contre l’Artmedia Bratislava ou contre Lyon), les gros duels anglais, et on ne reviendra même pas sur son Euro sous forme d’échec.

 

- A élire un jongleur, autant élire Messi qui est beaucoup plus technique. Je pense même qu’un Ben Arfa aurait pu y prétendre dès cette année si Perrin l’avait fait plus jouer. Monde de merde !!

 

- l’argument du « oui, mais il était blessé » pour expliquer sa baisse de régime de l’Euro 2008 n’est pas valide. Platini, Maradona, Zidane, Baggio, Beckenbauer, etc, ont tous fait des compétitions internationales en étant blessé, et ils n’ont jamais fait les gamines pour autant !! Ronaldo a une fois de plus prouvé qu’il était incapable de se révolter durant les grands rendez-vous.

 

- un « Ballon d’or », c’est un tueur. Imaginez-vous UNE SEULE SECONDE un Zidane, un Cannavaro, un Nedved, un Rivaldo, un Kaka, un Platini, un Best, un Van Basten, un Figo, un Matthaus, un Cruyff… se mettre à chialer, faire une gueule d’enterrement, se décomposer intégralement, alors que son équipe vient d’être rejointe au score par son adversaire, au lieu de haranguer ses coéquipiers, de les exhorter à se vider les couilles sur le terrain pour remporter le match. Durant certains matchs importants (mention spéciale pour la finale de C1 contre Chelsea), j’ai cru un instant que notre nouveau lauréat venait de se faire gronder par sa maman, qu’il s’était fait larguer par Sandra Meunier après le cours d’histoire-géo, ou alors qu’il avait perdu sa figurine Power Rangers (ou alors, pire, la gourmette de « Mika » Madar). Non, mais on parle vraiment d’un footballeur qui est censé être rentré dans l’Histoire de son sport, ou d’un produit vaguement marketé ??

 

Liste des gars qui auraient pu l’avoir :

 

- David Beckham : outre le fait qu’il remporta un palmarès convenable avec Manchester United (on pense à l’année 1999), « Becks » jouissait d’un côté spicy-bogoss qui en faisait un gagnant tout trouvé pour le trophée… Pas suffisant pour être Ballon d’Or ? Ronaldo l’a fait…

 

- Karim Benzema : un titre de champion, un talent putativement impressionnant, et des statistiques diaboliques grâce à ses triplés-quadruplés contre des équipes de 4ème catégorie. Pas suffisant pour être Ballon d’Or ? Ronaldo l’a fait…

 

- Michael Ballacktico : un gros volume de jeu, une capacité à être décisif dans les grands moments (aussi bien en sélection qu’en club), plusieurs très grosses saisons, mais trop beaucoup de finales perdues et d’irrégularité… Pas suffisant pour être Ballon d’Or ? Ronaldo l’a fait…

 

- Christian Karembeu : un « impact sur le jeu » hors du commun qui le mène naturellement vers le titre européen + un palmarès de la longueur des jambes de sa femme (pour le même niveau d’utilité)… Pas suffisant pour être Ballon d’Or ? Ronaldo l’a fait…

 

- Zinédine Zidane : une mauvaise finale (Euro 2000), un comportement assez limite sur le terrain (coudéboul)… Trop pour être Ballon d’Or ? Beinh pas pour Cristie !!!

 

- Raul : Attaquant racé au palmarès en club exubérant. Chaque année pendant une demi-décennie son nom est venu, revenu, rererevenu sur toutes les lèvres au moment de l’attribution du Ballon d’Or. Transparent en équipe nationale La classe, tout simplement… Pas suffisant pour être Ballon d’Or ? Ronaldo l’a fait…

 

- Thierry Henry : mettre des buts, en mettre encore d’autres, être la star de l’équipe, avoir son petit palmarès qui passe bien, remporter (ou pas) la Champions League, de toute façon c’est pas ça qui compte… Pas assez pour être Ballon d’Or ? Ronaldo l’a fait…

 

 

Changement générationnel, crise économico-financière ou réalignement des planètes ? Le monde du foot aurait-il basculé dans l’idéologie du « sans rapport » ? Devant tant d’évidences. J’ai peur…

<--- légende de la photo ci-contre retrouvée sur le site de francefoot : "le tyschort moulant sa déchire"



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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 08:47
J'ai beaucoup trop entendu sur Santos Mirasierra (le supporter marseillais enfermé dans les geôles fascistes à côté d''Abel Chemoul, suite aux incidents du match Atletico - OM). En tout cas les media français, après avoir vaguement éludé l'événement, semble opter pour une position à charge vis-à-vis du supporter condamné : "crik crik, c'est un scandale !! Envoyer un jet privé et accueillir en héros un type qui a tapé des flics, et qui s'est pris 3 ans de prison, c'est une honte ! Quel exemple pour la jeunesse ? etc"

J'ai moi-même douté face à ce genre d'affirmation (un peu comme le jour où on m'a dit que le 11 septembre, c'était pas la faute du gouvernement américain, le choc...), et j'ai voulu en savoir plus en regardant TOUTES les vidéos relatives aux incidents.



Voici donc mes commentaires objectifs sur ces 2 vidéos (incidents en tribune + dans le couloir) :

- 0:00 : la Police se mette en position, calmant les supporters tandis que les stewarts du stade attendent patiemment à l'arrière en fumant des clopes

- 0:28 : et là, ça commence ! Dès :31, on voit un supporter marseillais se jeter sur la matraque d'un policier consciencieux.

- 0:39 : un supporter fait des gestes exprimant son envie d'en découdre avec la police, et joue la carte de la provocation en disant au policier  qu'il a des photos nues de sa femme. Probablement pris dans une danse tribale, il a dû précédemment se renverser le ketchup de son sandwich sur sa tête. Le supporter refuse d'obtempérer, trop aviné sans doute.

- 1:06 : on voit le supporter en blanc attaquer par derrière 2 policiers avec un cran d'arrêt

- 1:13 : première image de Santos giflant un policier qui tentait vainement de le calmer en l'appelant à la raison (un zoom-ralenti indique qu'il lui dit "s'il vous plait, pourriez-vous calmement vous asseoir ?")

- 1:18 : le médecin ORL envoyé sur place est congédié par le supporter qui refuse malpoliment l'examen. Pendant ce temps, Santos est sa bande essayent de déployer une banderole célébrant l'anniversaire de Heinrich Himmler (qui a toujours sa carte de "socios" à l'OM)

- 1:23 : Santos, toujours, insulte les policiers, et excite la foule des supporters qui lui viennent en aide

- 1:28 : interlude musical. La police espagnole agit démocratiquement

- 1:33 : L'ACTION DU MATCH !! Santos, sous l'effet (sans doute) de l'ecstasy, agresse par derrière un policier. La charge est terrible ! La vie du malheureux défile devant ses yeux, pendant que le fourbe agresseur lui assène des coups de pied au sol. Les images sont dures et le massacre semble interminable. Les supporters viennent en renfort, et aux cris de "Zieg Heil", se ruent sur le reste du contingent des forces de l'ordre. Santos, de son rictus glacial et morbide, déchaîne une vague d'ultra-violence peu compréhensible dans un tel moment, et les yeux injectés de sang contemple son forfait.

- 1:35 : fin de l'agression

- 1:52 : les images d'échauffourées s'arrêtent.

- 1:59 : nouvel interlude musical

- 2:05 : un marseillais donne un coup de poing à un policier

- 2:14 : insoutenable. Alors que les stewarts tentent de se protéger dans le couloir, tandis que les policiers interviennent pour calmer les hooligans, ces derniers marquent leur désapprobation avec les méthodes pacifistes de la Guardia Civil en jetant des chaises en plastique sur des cibles précises et identifiées


- 0:00 : échauffourées diverses de la part de la secte paramilitaire néo-nazie, regroupée sous l'appellation "supporter de l'OM"

- 0:44 : LA 2EME ACTION DU MATCH !!! On voit PARFAITEMENT le vil Santos Mirasierra jeter un siège sur la tête d'un policier sans défense (au 1er plan de la vidéo). Ayant eu le temps d'anticiper le jet, le policier parvient à distinguer l'agresseur (parmi la foule d'une petite cinquantaine de personnes), puis se replie en arrière, courageusement assisté par ses camarades. Avant de sombrer dans l'inconscience, ses derniers mots seront "saaaaan..... saaan... saaantooos... m'a tueeer"

Le reste de la vidéo est un jeu de massacre que je ne vous encourage pas à regarder (à moins de n'avoir aucune sensibilité...)

Je me suis permis de récupérer des images espagnoles, commentées par l'Agence "EFE" (principale agence de presse espagnole, 4ème mondiale) :

"Pour leur part, les syndicats policiers ont rejeté aujourd'hui les déclarations du directeur de communication de l'UEfA, William Gaillard, rendant responsable la Police espagnole des incidents de Vicente Calderon pendant le match de Champions League entre l'Atletico Madrid et l'Olympique de Marseille" (traduction parfaite réalisée par bibi)
D'autres commentaires feraient l'état de chants racistes dirigés contre les joueurs "non-blancs" de Marseille et contre les journalistes noirs présents dans le stade (d'après SkySports), ainsi que des problèmes avec les supporters handicapés de l'OM qui n'avaient pas été placés dans les zones prévues à cet effet.

Franco, reviens !!!La désinformation est encore allée beaucoup trop loin. Et ce ne sont pas les instances politiques (illégitimes) du football ni l'ensemble de la presse européenne qui nous feront changer d'avis. La police espagnole a fait du bon boulot, comme à son habitude depuis 70 ans, et on l'en remercie !



<-- supporters joviaux de l'Atletico soutenant chaleureusement leur équipe, face aux ordres démoniaques arabo-africano-musulmanes de supporters fanatisés et ultra-violents de l'OM


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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 10:15
Le 9 décembre dernier, en milieu de soirée, une "Alerte Enlèvement" a été lancée après la disparition inquiétante d'une place au classement UEFA.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'entraîneur d'une petite équipe prénommée Bordeaux a constaté à la 61ème minute d'un match alors qu'il coachait sur le banc, la disparition d'une place au classement UEFA laissée seule par la défense centrale de son équipe. Il a alors alerté le personnel de la Fédération Française de Football qui n'a pas retrouvé la place. Des témoins auraient vu un joueur du nom de Brighi rôder dans la surface, avant de mettre un but sur une remise de Totti.


Les suspects potentiels seraient de grandes et corpulentes équipes européennes, vêtues de maillots de foot sans publicité. La place en UEFA a pour sa part été précédemment revêtues par Rennes, Paris, Sochaux, Lyon, Marseille, Bordeaux, et n'aurait jamais servi. Une centaine de journalistes ont été mobilisés pour retrouver le disparu, devant notamment fouiller dans les archives récentes des Coupes d'Europe.


D'après les derniers éléments de l'enquête, des pays suspects ayant 4/5 ans de bons résultats type Russie, Roumanie, Allemagne et Portugal, aux cheveux courts foncés, seraient impliqués dans l'événement. Si vous localisez la place en UEFA ou ces pays, surtout n'intervenez pas vous-même, et ne tentez pas de jouer contre eux, mais appelez la gendarmerie qui transmettra à la FFF.

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 10:10

Après le France-Roumanie du dernier Euro qui permit à mes amis et moi d’entamer un début de procédure de suicide collectif, il était désormais évident que les méthodes semblaient variées pour mettre fin à ses jours.

Par solidarité avec l’internaute condamné à un an de prison ferme pour avoir aidé une adolescente à se suicider, la rédaction de FOOTU décide à son tour de vous révéler au péril de sa vie et de son existence légale un arsenal de procédés suicidaires car, après tout, « votre choix, c’est votre choix » (enfin, c’est ce qu’ils disent sur le forum de Tokio Hotel…)

 

- Hasard ou coïncidence morbide, le verdict du procès de l’internaute a eu lieu le jour même que la « purge » Amiens-Strasbourg. A ce jour, aucun dirigeant ni joueur n’a été inquiété par les autorités ; un premier pas vers l’acceptation, voire la reconnaissance du suicide assisté ?

 

7 solutions « absurdes et définitives » :

 

- « la plus basique » : une journée hivernale de Ligue 1. Outre les 3 matchs réglementaires reportés pour cause de neige, une journée-type de L1 en hiver est souvent l’occasion de voir non pas « peu de buts » mais « exceptionnellement peu de buts ». Dans une bonne soirée, vous pourrez assister à cinq ou six « bons 0-0 », car « la L1, c’est avant tout du spectacle, de la joie, et un scénario qui tient en haleine jusqu’à la 39ème journée » (enfin, c’est ce que dit Frédéric Thiriez sur le blog de la LFP)

 

- « la plus détraquée » : se taper un match de Major League Soccer. Outre l’handicap du match en plein nuit (1h du mat pour un match sur la côte Est), il vous sera demandé de consulter régulièrement les statistiques de ce mini-championnat afin de cerner les équipes les plus à même d’engendrer une mort « légitime et juste » (enfin, c’est ce qu’ils disent sur le forum de Mylène Farmer). Un bon « DC United – Chivas USA » est a priori un choix judicieux, du moins pour sombrer dans un début d’inconscience.

 

- « la plus sexuelle » : un match de Beach soccer féminin. Avec cette méthode, il faut tabler sur  l'émoi et l'obligatoire frustration sexuelle provoquée par le déhanchement des corps et des esprits qui s’entremêlent dans un même élan de générosité dionysiaque au service d’existences tournées toutes entières vers la fascination pour la charnélitude. En résumé, « le fissfuking c tro de la bal lol ptdr » (enfin, c’est ce qu’ils disent sur le forum de Doctissimo)

 

- « la plus collatérale » : un match « tendu » lors de la Coupe d’Afrique des Nations. Pour cette méthode, il vous sera demandé une assistance extérieure. Non, la CAN n’est pas qu’une fête du foot, elle est aussi l’occasion d’expérimenter des débordements raciaux assez folkloriques du genre « quoi ?? Machin joue pour tel pays ?? Depuis quand c’est un nom de tel pays, ça ? C’est grâce à l’argent que vous nous l’avez piqué après nous avoir vendu aux négriers… - Ouais, nous, on est une vraie ethnie au moins, pas comme vous et vos étrangers… ». Il vous suffira alors d’adopter une attitude candide et « française », et d’affirmer à qui mieux-mieux que « les noirs, c’est tous les mêmes, en plus ils se ressemblent tous » (en cas de coup dur, vous pouvez même citer du Eric Zemmour)

Bien qu’assez efficiente, cette procédure pose des problèmes de conscience légitimes : pourquoi avoir recours au truchement d’un racialisme plus ou moins prononcé alors que vous êtes loin de ce genre de considération haineuse. Après tout, un raciste, c’est « quelqu’un qui se trompe de colère » (enfin, c’est ce qu’ils disent sur le forum des Pokemons)

 

- « la plus rhétorique » : dans un café-philo en compagnie de Bernard Pivot, Marc Lévy et Patrick Eudeline (invité parce qu’on pensait qu’il avait de la drogue, mais en fait, non). Partant du postulat qu’un match de foot est « une invitation au partage », la discussion sera l’occasion de digressions houleuses sur Schopenhauer, Borges, Liebnitz ou Nicolas Ouédec « dans une ambiance rappelant la touffeur crépusculaire du Jardin des plantes de Montpellier » (enfin, c’est ce qu’aurait pu dire Michel Lafon dans « Une vie de Pierre Ménard » (ed. Gallimard)). Peut-être la plus intello, mais assurément la plus douloureuse des manières d’auto-succomber.

 

- « la plus violente » : voir un match du GF38 à domicile. Le récent promu a initié une nouvelle tactique qui fait mouche à chaque fois : « jouer à domicile comme si on était à l’extérieur, même contre une équipe de merde qui nous laisse la balle ». Programme a priori alléchant. Le club étant friand du comique de répétition, toutes les occasions seront a priori bonnes pour que « le Stade des Alpes » devienne votre dernière demeure. Souvent jugée insoutenable et inhumaine (lorsque télévisée), cette méthode entraînera, en outre, une mort « naisseçère, pollitisé, dans une volontée de luttes contre le fachimse » (enfin, c’est ce qu’ils disent sur le forum du gf38)

 

- « la plus technologique » : regarder un match de Champions League sur internet avec un logiciel chinois. Déconnections intempestives, qualité d’image qui transforme votre écran plat 18 pouces en poste de TSF, « freeze » de l’image pile sur un but de Gerrard de 40 mètres, puis « defreeze » au moment de la célébration du but (en cadeau, vous n’aurez même pas le ralenti). Une telle frustration ne peut entraîner qu’agonie, désespoir, bref « une volonté d’en finir pour de bon » (enfin, c’est ce qu’ils disent sur le forum du Parti Socialiste)

 

 

Terminons sur cette phrase d’un internaute sur lemonde.fr : « La loi est fille de la morale dominante pour qui la souffrance est normale, pour ne pas dire obligatoire et rédemptrice ». Vous avez 4 heures.

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 16:53
Malgré le succès d'estime "Anelka" qui continue de fasciner (mollement) le football français, on assiste à un phénomène sans précédent aussi bien dans les media que chez les cafés du commerce : Guillaume Hoarau.

Jamais joueur n'aura autant été jugé et déjugé que lui en aussi peu de temps. Bénéficiant d'un statut légitime de "future star", l'ex-havrais profitera de son arrivée estivale (et sans encombre) au PSG pour devenir la risée, le bouffon, le mauvais choix, une véritable erreur de casting. On retiendra le commentaire fameux d'un Luis Fernandez sur RMC qui, alors qu'un auditeur lui avait affirmé que le seul Hoarau suffisait en terme de recrutement offensif, répondit avec la spontanéïté qu'on lui connaît : "oh oh ! tu plaisantes ou quoôô ? C'est pas un jouôôr pour Paris, ça ! C'est pas un jouôôr de L2 qui va mettre des buts cette année dans une équipe pôreille !!" (grosso merdo) Mais soulignait que le joueur, dès qu'il aurait pris ses marques dans 3-4 ans, pourrait s'avérer un renfort utile pour la CFA (grosso merdo)

Et il est vrai que, malgré sa bonne volonté, le joueur donnait raison aux critiques, ratant un grand nombre d'occasions. Pourtant, il suffit d'un match contre l'OM pour que tout bascule, et que le joueur tapote aux portes de l'équipe de France, pour instantanément retomber dans l'anonymat... Jusqu'à hier soir où on parlait presque de lui pour remplacer Torres à Liverpool, suite aux deux buts qui le rendaient meilleur buteur du championnat.

La rédaction de FOOTU s'est donc penchée sur la cas du joueur parisien, et vous propose en exclusivité une analyse prospective et chamarée de ce qu'il adviendra de lui. Prêts ?


- février 2009 : toujours meilleur buteur du championnat, Hoarau est appelé, en remplacement de Piquionne blessé, par Raymond Domenech pour le match face à l'Argentine. Sa popularité est au plus haut, celui qu'on appelle déjà le "futur Papin" est vénéré aussi bien par la force médiatique que par tout un pays qui espère s'enflammer à nouveau pour son équipe nationale.

- octobre 2009 : suite à l'élimination de l'équipe de France dans la course à la qualification pour la Coupe du monde 2010, à laquelle il ne prit pas vraiment part (17 minutes jouées en 4 matchs), les français semblent être aigris par le niveau de jeu de leur nouvel attaquant remplaçant. Le "10 Sport" (racheté par Lagardère) titre "Hoarau cet escroc", et lance même dans son sondage quotidien "Hoarau doit-il être éradiqué à vie de l'Equipe de France ?", auquel 59% des partcipants répondent "oui, mais par les couilles"

- mars 2010 : le PSG, toujours en course en Champions League, suite au hat trick réalisé par Guillaume Hoarau à Old Trafford en 8ème de finale face à Man United, semble aussi être bien parti pour enfin succéder à Lyon au palmarès du championnat de Ligue 1. La faute à un Hoarau atomique qui cumule les places honorifiques de meilleur buteur (20 buts en 25 matchs) et meilleur passeur (18 passes), et dont le nom est sur toutes les tablettes des clubs du G 14. J-M Aulas crie que  "Hoarau veut venir à Lyon, le PSG ne peut pas aller à l'encontre de la volonté d'un de ses joueurs, ou alors ce n'est plus son joueur", alors que le "10 Sport" dans son sondage quotidien pose la question qui fâche : "Hoarau est-il le plus grand joueur français de tous les temps ?". Celui qu'on appelle le "futur Van Basten" est au firmament.

- novembre 2010 : après une saison au final assez décevante durant laquelle le PSG fait le doublé Coupe - coupe de la ligue, mais échoue à un point de l'Olympique Lyonnais, Hoarau est blessé sérieusement contre le SCO d'Angers en début de saison suivante, ne marque plus, et se trouve pris dans la spirale négative de son club qui ne confirme pas son statut, seulement 4ème au bout de 10 journées. Alors que les fans hurlent au complot et que les dirigeants parisiens se réfugient derrière la carte de "l'indisponibilité pour raison physique", "l'Equipe", suivi dès le lendemain par le "10 Sport" (qui s'est rendu compte que la population suivait le quotidien sportif), dénigre la star du mercato estival, le "nouveau Cruyff" comme on le surnomme, qui aurait refusé des offres alléchantes du Barca et du Milan AC, préférant se concentrer sur son club de coeur. Il y est décrit comme "carrièriste" et "polémiqueur", on invoque les statistiques pour dénoter son manque d'impact dans le club de la capitale, qui semble irrémédiablement devoir se débarrasser  de son ex-joyau.

- juin 2011 : principal artisan de la qualification française pour l'Euro écossais (11 buts en 6 matchs), celui qu'on a définitivement rebaptisé "le nouveau Di Stefano" contribue par ailleurs au 3ème titre du FC Barcelone en Champions League, y allant même de son petit doublé en finale, face au Bayern des Ribéry et Benzema. Sa côte est au top du climax, la presse européenne est dithyrambique, le "10 Sport" demande à ses lecteurs "Hoarau doit-il être rétro-activement déclaré Ballon d'Or des cinq précédentes éditions ?". Personne ne sait jusqu'où ira le prodige.

- juin 2012 : Et là, c'est le drame. Après une saison impitoyable durant laquelle "le nouveau Maradona" remporte le quintuplé : Champions League, Championnat, Coupe, Ballon d'Or, Soulier d'Or. Il rate, contre les Pays-bas, un but tout fait en demi-finale de l'Euro 2012 alors que la France était à peine menée de 2 buts à trois minutes de la fin (Raymond Domenech l'avait fait rentrer pour rééquilibrer la défense cinq minutes auparavant). Les media sont déchaînés. RMC appelle pratiquement au meutre, M6 et la bande de "100% Foot" brûlent des images à son effigie. Le "10 Sport" titre "Hoarau est-il un gros pédé de merde ?" (juste avant d'être racheté par Universal music)

- juillet 2014 : Suite aux blessures cumulées de Benzema, Anelka, Briand et Taffer, et après un parcours chaotique en qualifications, Guillaume Hoarau est rappelé au chevet de l'équipe de France par la Fédération Française de Football (contre l'avis de Raymond Domenech qui songeait à Boumsong pour jouer en attaque). Sortie des poules par les cheveux (égalisation de Hoarau en fin de match face à l'Ecosse qui qualifie l'équipe au golaverage), le parcours éliminatoire est un revival mythique de celui de 2006. La France élimine tout d'abord l'Espagne en 8ème, l'Argentine en quart (2-0, doublé de Hoarau), puis l'hôte brésilien en demi-finale grâce à une action d'anthologie, encore de Hoarau, qui marque l'unique but du match d'un tir de 35 mètres dans la lucarne quelques minutes avant la fin des prolongations.
L'image du "nouveau Pelé" porté en triomphe par toute son équipe au coup de sifflet final  restera dans les annales de la compétition. La finale face au Portugal est une formalité pour "God" (comme les tabloïds britanniques l'appellent depuis son passage à Manchester Untied) qui crucifie Cristiano Ronaldo (sorti en larmes dès la 7ème minute après le 1er but) inscrivant un quadruplé. Geoff Hurst, Pelé, Maradona, Zidane et les autres, ils ne sont plus grand chose désormais...

- février 2015 : Tout frais Ballon d'Or (son 3ème), celui qu'on appelle "le nouveau Guillaume Hoarau", tellement l'ancien était surpuissant mais moins que lui maintenant, ne marque pas durant trois matchs consécutifs (dont 2 sur terrain gelé). Les spécialistes craquent nerveusement et, déjà, on s'interroge sur "son mental défaillant". Profitant du pogrom, une dizaine de biographies sortent en quelques semaines, parmi elles le pamphlet très dur d'un ex-journaliste de l'Equipe, qui révèle ses tendances coprophages ainsi que son rôle pas toujours très clair durant l'occupation allemande.

- juin 2016 : l'affront est lavé. Un dernier but du "seul et unique plus grand joueur de l'Histoire", à la dernière minute des arrêts de jeu, vient parachever une victoire éclatante, 3 à 1, de l'équipe de France durant "SON" Euro, et face à l'Italie ! Le nom "Hoarau" vient même effacer des tablettes celui de "Platini", le prodige inscrivant non pas 9 mais bien 14 buts en 7 matchs !! (les spécialistes estiment même qu'ils conviendraient d'effacer celui de Just Fontaine)
Le "10 Sport" se risque même à demander si, après 3 mandats, il ne conviendrait pas que Nicolas Sarkozy laisse le pouvoir au joueur (le journal sera racheté le lendemain par le groupe Bolloré)

- mai 2017 : après une dernière saison au PSG, à l'âge de 33 ans, durant laquelle il ne percevra aucun salaire "par amour pour son club de toujours", Guillaume Hoarau réalise quasiment à lui tout seul un parcours mythique, aussi bien en championnat (le PSG, l'an passé à 1 point de la relégation, se retrouve dauphin de Lyon) qu'en Europa Cup (ex-coupe de l'UEFA), ratant la qualification pour la finale aux tirs au but. Pourtant certains s'interrogent sur l'opportunité pour le PSG de disposer d'un tel joueur qui marque "de moins en moins, et qui n'est physiquement pas génial" (dixit "on refait le match", "Europe sport" et "l'After foot"). Le "10 Sport" en profite dès le surlendemain pour régler ses comptes par sondage :  "Hoarau doit-il être brûlé vif ?".

- octobre 2018 : souhaitant en finir pour de bon avec le cas Hoarau, le "10 Sport", soutenu par Europe 1, RMC, RTL, l'Equipe, et M6, met à prix la tête du jeune retraité (qui joue au Havre en CFA 2 "pour le fun"), donnant même son adresse et des photos de sa famille. Le joueur disparaît ensuite mystérieusement de la circulation. On parle d'un comportement "anti-français", d'une désertion. A l'Assemblée Nationale, on songe à rétablir la peine de mort. Les journaux sportifs approuvent. La calme revient peu à peu dès 2025, alors qu'on est toujours sans aucune nouvelle de l'ex-footballeur.


Pourtant. Des décennies plus tard, on s'interroge toujours. Au final, "Guillaume Hoarau avait-il réellement le niveau pour la Ligue 1 ?"
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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 16:10
La polémique est à la mode chez les gardiens de but. Après les propos de Grégory Coupet sur Karim Benzema, c'est au tour de Yegor Tchoupachvili de défrayer la chronique. L'ancien 8ème gardien de l'équipe nationale Oubkhaze a tenu des propos plus qu'ambigus dans la "Gazette de les sports", le principal quotidien sportif (paraissant chaque semaine) d'Estrazhie. A une question sur l'immigration, il a notamment répondu : "Tant en Oubkhazie qu'en Estrazhie, nous n'avons pas fixé de limites et de règles sûres. J'ai une maison sur les hauteurs de Poukach et, le soir, j'ai peur de descendre en ville parce que circulent, sur les routes, des bandes qui font peur... or, on sait que la délinquance, c'est les Razaks (minorité visible présente dans le pays, dont la plupart sont des nationaux depuis plusieurs siècles) ; et on sait très bien que les Razaks, hormais le fait qu'ils puent et qu'ils parlent fort, c'est avant tout des étrangers donc ils ont rien à faire là parce qu'on est chez nous, et pas eux, vu qu'eux sont pas chez eux puisqu'ils ont pas la même gueule que nous".
Avant d'enchaîner sur l'équipe d'Oubkhazie : "Elle est désormais composée presque uniquement de Razaks. Ce sont sûrement les meilleurs, ils ont peut-être de plus grosses bites que les vrais Oubkhazes pas étrangers. Bon, après, on sait qu'ils ont rien dans le cerveau, qu'ils sont agressifs, que leur musique à eux est super pénible, et qu'ils parlent à peine notre langue, mais..."

Des propos a priori choquants et affligeants.

Pourtant, le lendemain, Yegor Tchoupachvili a toutefois corrigé le tir dans une autre interview. Selon lui, il n'aurait jamais dit "mais..." à la fin de sa phase. ET CELA CHANGE TOUT !!!!

En effet, si l'on retire le "mais..." des propos sus-cités derechef, on se rend compte à quel point ceux-ci ont été dénaturés. Et d'une phrase prétendument haineuse, anxiogène, voire raciste, découle en fait une phrase tout à fait sereine, analytique et humaniste.

Il eut été bon que les media évitent de déclencher une telle polémique par leur malhonnêteté persistante.

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 19:35
Ca y est, c'est fait ! "Santos Mirasierra : 3 ans et demi de prison". Mouais......

Loin de moi l'envie de béatifier le supporter marseillais, accusé par la justice espagnole d""atteintes à agents de l'autorité avec l'usage d'un objet dangereux" + un bonus pour policier touché, ni de m'essayer au pamphlet vaguement nauséabond du genre "c'est bien fait pour ta gueule, sale supporter de merde", d'autres blogs le font beaucoup mieux que moi...

J'aimerais seulement revenir sur quelques points de détails et commentaires relevés de-ci de-là dans les media français :


- "L'Espagne est une démocratie... de gauche, de surcroît !!"


L'Espagne est une démocratie, certes... mais une ex-dictature quand même !!


"Ouais ! Et alors ?? Beinh l'Allemagne aussi, mais c'est pas tous des nazis pour autant !!"

2 mois de trop, 3 ans et demi de rabe ?
Ah mais je n'ai jamais dit ça !! Seulement, en 1945, la plupart des membres du parti nazi, il me semble qu'ils étaient plus en taule ou au bout d'une corde qu'au pouvoir, non ?? ('fin, ce qui n'ont pas été accueilli en Amérique du Sud...)
Non, parce que, je dis ça, mais quand Franco est mort, tous ses ministres ont créé des partis politiques (de mémoire, Alianza Popular puis Partido Popular) dont les descendants (et leurs idées) se sont retrouvés au pouvoir plusieurs fois, dont sous Aznar, non ?? (mais si, rappelez-vous, le copain de Bush avec la jolie moustache)

Alors, maintenant, on vient me dire que les magistrats et l'ensemble des élites espagnoles seraient "en toute vraisemblance" des gens super libertaires... mouais, pourquoi pas hein !!


- "S'il lui arrive ça, c'est qu'il a dû faire quelque chose qu'il devait pas, non ?"

Mouais... alors... en toute objectivité, j'ai vu des vidéos, et on distingue 2 types d'actions : des policiers en train de frapper des gens et des supporters en train de taper, péter des trucs, etc.
Et qui c'est qui se retrouve pris dans cette histoire ?? Le leader des supporters marseillais, un type caractériel et ultra-violent au casier........... vierge ??? ah merde... bref, la plupart des témoignages concordent pour dire que ça s'est fighté sévère et que Santos n'y aurait pas participé. Bon, tout le monde à part un policier qui aurait vu "de dos" (spécial dédicace au "Caméléon") le sieur lui jeté un siège, ce qu'aucune caméra ni témoignage ne confirme...

Ch'ais pas, ça me rappelle vaguement un truc typique de régime totalitaire : on prend le meneur, et il paye pour les autres. En Espagne, ça s'appelle la justice... pffff, pourquoi pas... On appelle ça comment en Corée du Nord ? (loin de moi la comparaison entre les deux pays, huhuhu...)

Pour résumer, en France, on a les preuves accablantes contre toi que t'as aggressé quelqu'un, que tu l'as presque laissé pour mort (et quasiment t'as violé le cadavre de sa soeur), c'est 3 ans et demi... et encore si t'as vraiment un avocat de merde.
En Espagne, on a pas de preuves que t'es le seul supporter parmi plusieurs centaines à avoir été méchant avec les forces de l'ordre, c'est 3 ans et demi, EN SOLDES !!!!! (ils voulaient mettre 8 ans pour déconner, mais en fait, non...)



- "le Droit espagnol est comme le droit français, ni plus ni moins... Peut-être qu'ils tolèrent moins que nous..."

Alors grosso merdo, oui, Napoléon est arrivé avec sa bite et son couteau en Espagne, a amené un bouquin, etc, mouais... Bon, entre temps, y a eu 50 réformes du droit pénal français, sans parler de son application, mais bon.

La grosse différence (qui nous intéresse) entre les 2 droits est le "Cumul des peines". Là où en France, un multi-délinquant se prend (pour résumer) la peine la plus lourde, le délinquant espagnol s'en prendra plein la gueule. Par exemple, si quelqu'un a le malheur de : blesser quelqu'un + faire un délit de fuite + voler une bagnole + déclencher 3 incendies + cracher sur un flic = peine + peine + peine... = des scores hallucinatoires style 67 ans de prison (voire carrément 468 ans dans le meilleur des cas)

Bien ou mal... à vous de juger ! Mais j'ai tendance à penser qu'une justice légèrement plus "proportionnée" peut éviter que les choses se retournent contre elle-même...

En effet, quand on y pense. Si jamais quelqu'un fait partie de la ETA et qu'il est pris en chasse par la police. Si c'est en France, sur un malentendu, il tire quelques années de prisons (à moins d'être extradé), donc il va y aller molo avec les flics. Par contre, si c'est en Espagne, ça va être "shoot to kill" ! Le gars, il sait que s'il se fait choper, c'est 1438 ans de prison, alors pffff, autant se faire plaisir un bon coup...

Ils ont l'air sympa comme ça, hein ?Le cas précis appliqué aux supporters marseillais va être une haine totale et implacable envers l'Espagne et ses institutions, les policiers espagnols et les supporters qui vont avec. Quand on voit en plus comment tout ceci a commencé, on se demande vraiment qui joue le plus au con, et qui va s'en prendre le plus dans la gueule...  Je pense pour ma part que ça ne sera pas les marseillais...
Mai
s bon, tout est bien qui finit bien !! L'essentiel a été évacué d'un revers de main (violences policières envers des supporters handicapés, des vieux, des femmes, voire les trois à la fois + le combo chants/gestes/symboliques fascistes et cris racistes qui font toujours plaisir, et amènent de la gaité dans le stade), la vie peut ENFIN reprendre ses droits...

Pour finir sur une note positive, on apprend dans cette article que Franco aurait participé à une grosse magouille permettant à l'Espagne de............. remporter l'Eurovision !!!

Franchement. Peut-on encore décemment faire confiance à un pays qui triche à l'Eurovision ??

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