Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 16:39
Pour des raisons technico-tactiques, il me fut impossible de regarder "sur zone" les matchs de Ligue des champions du mardi. Coincé dans une soirée "parisianiste", entouré de gens qui ont le même rapport au foot qu' Ahmadinejad à la Shoah : "je ne vois pas à quoi vous faites bien référence ?", tandis que M. le Mody et ses homies commentaient tranquillement le match Debrecen - Lyon sur Radio FG dans un contexte " Goa Trance ", promettant de lancer des samples du "mystère des voix bulgares" à chaque but lyonnais, parce que "de toute façon Bulgarie et Hongrie... c'est kif kif la même chose, tu vois ?"

Ayant déjà tenté par le passé de mater les matchs sur le net ( Thx to Roja Directa ) en qualité LD "1973", le tout bourré de pubs clignotantes, et qui marche approximativement 1 fois sur 59 (donc ça va), je renonce à me réfugier dans la chambre d'ami où un PC est allumé...

Je me rattache donc à mes 2 compagnons d'infortune pour la soirée : mon téléphone radio FM et les voisins d'en face qui mataient le match


DEBRECEN - LYON : LA REVIEW AMY WINEHOUSE

3ème minute de jeu : je termine à peine les présentations que Kim Kallstrom ouvre le score. A la question d'un "Sup de Co" (supporter de Caen ?) sur ma "promo", je lui réponds que pour les soldes "j'achète jamais en dessous de 50% de réduc pour les pompes et les t-shirts". Il semble sceptique.

14ème minute : Coup franc juninho-platinien de Pjanic. Marie-Odile lance un débat participatif sur les "Hoodies" de American Apparel . Pour ne pas être en reste (et montrer que j'ai un minimum de personnalité), je réponds du tac-o-tac que "leur dernier album est une grosse merde". Ils m'excuseront (même si je vois pas du tout qui c'est comme groupe). Je finis ma troisième Bavaria pour fêter ça.

24ème minute : But de Govou pour son camp. Je profite de la pub pour essayer de surcerner psychologiquement une pute à frange qui arborait un jean slim April 77 en lui racontant que "Parce que je t'aime" de Guillaume Musso est "un journal de voyage le long des côtes obscures du psychisme, là où l'inconscient se profile, ligne lointaine de crête". Elle me répond qu'elle n'y est jamais allé, mais que la Sicile c'est super sympa, "beaucoup moins surfait qu' Ischia qui n'a pas su garder une dimension hype". J'enfile trois vodka pomme pour oublier l'incident.

A la mi-temps, un gars nommé Hervé (enfin, je crois...) sort qu'il considère Yves Bonnefoy comme le penseur "de l'écroulement du système métaphysique occidental". Je lui demande si sa réflexion a un quelconque rapport avec le rendement de Hatem Ben Arfa en ce début de saison. Il rougit, balbutie deux-trois trucs incohérents, mais ne rebondit pas. J'ai dû toucher la corde sensible, on dirait...

Coup d'envoi de la 2ème période, je bute sur l'identité du buteur hongrois : logique, ils n'ont pas encore marqué. J'ai officiellement 2 grammes (ahaha... but-but...)

51ème minute : Gomis lobe le gardien hongrois dans l'indifférence générale. J'ai en effet réussi sur un malentendu à entraîner la conversation sur Martine Aubry : dans les minutes qui suivent, la digression tant attendue sur les comédies musicales s'opère enfin. Maintenant, ça rigole plus, je joue à domicile !

Tandis qu'un déferlement de critiques nauséabondes (et injustifiées) s'abat sur Mozart l'opéra rock (sur lequel j'étais déjà revenu), sous prétexte que l'on passerait "totalement sous silence la période Autrichienne circa-1762", j'explique que le spectacle est une "analogie brutale sur la métaphorique Rimbaldienne , et une dénonciation du post-rock comme non-genre musical". Bingo ! J'ai trois musiciens du sous-non-genre sus-nommé derechef dans la salle...

Ils me disent que je n'y "connais rien", je leur réponds "d'aller se faire enculer". Sanction immédiate : ils refusent de me servir un Martini Red Bull et de me passer les chips . J'embarque alors la bouteille et pose un gros tag merdeux dans les chiottes " Smiths is murder ".

En sortant, je tombe sur un "normalien beauf" en train de tchatcher un sosie de Marion Cotillard qui taxait "à qui mieux mieux" Julien Escudé de "poète de l'attente", dénonçant "l'enfouissement parfaitement horizontal dans un ailleurs qui procure extase et nausée". Je lui mets une droite. En fait, il s'agissait de Julien Gracq (un défenseur latéral, a priori...)

Pour me faire pardonner, je prétends que ce geste est "une expérience ontologique de ravissement dans l'ici". Il s'effondre en larmes. Je vomis. Trou noir.

Le lendemain, je sors à peine d'un rêve entouré de jeunes éphèbes hongrois en pleine reconstitution de la finale 1954 "sous un angle métrosexuel", pour soudain avoir l'illumination : j'en arrive à la conclusion que "Mozart l'Opera rock" avait été intégralement pompé par des groupes anglo-saxons qui voulaient se faire de l'argent sur leur dos, et ce, bien avant la sortie du spectacle. Y aurait-il eu des fuites ?

Loin de moi l'envie de dénoncer les salauds qui ont fait ça à une comédie musicale si formidable (que je vous conseille), mais voici quelques vidéos à comparer... pour ne plus avoir de doutes.

Je finirai sur ce commentaire "lol" sur youtube : "mozar dabitude sa endor alor ke la en version rock c vraimen bien JADOR!!"

Quant à la Champions League, aucun souvenir, aucune image... C'est triste... et dire qu'à la même heure sur France 2 , il y avait une chouette émission "Se libérer de l'alcool". Rageant



Bonus : Coast to coast, les versions originales et plagiées...



Repost 0
29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 10:03
Carnet "automne 2007"


(attention, ce qui suit est de l'autofiction spéculative)

 

 

Nuit blanche du foot français : « moral en berne dans l’effectif »

 

Notre point de chute ce soir-là fut une crémaillère organisée par Didier Digard, tout frais propriétaire d’un petit loft de 300 m2 dans le 7ème.  En principe, n’y étaient seulement conviés ce que la capitale compte aujourd'hui de mieux en terme de « party makers », mais la présence d’un DJ Abdel aux platines combinée à une ambiance « faussement 9-3 » fit rapidement déguerpir les meilleurs performers pour ce genre d’événement.


En route vers notre, déjà, deuxième point de chute, le « Serpent » nous soumettait son idée ultime de programme télé, un « Jour de foutre », qui aurait pour objectif de montrer les plus belles actions sexuelles de chaque journée de L1, déclinable à l’infini en « 100% foutre », « France de foutre », « Téléfoutre ». A étudier. Arrivé au « Black Jack », une boîte « pas trop fashionista » près de Nation, c’en était fini pour Ricardo Max qui nous laissait à notre triste sort, il n’avait « plus la pêche depuis le dernier match de l’OM », et souhaitait retourner chez lui au plus vite pour « faire le point sur l’éventuel recrutement d’un joker ». Nous le connaissions suffisamment pour savoir qu’il allait assurément jeter son dévolu sur un chômeur « expérimenté » de l’UNFP.


Les enceintes du Black Jack crachaient une douche de hardtek progressive, et tandis que Vadim et Brice « el niño » devisaient sur le nombre de BPM que pouvait bien contenir le morceau en cours, je rejoignais au bar un « Serpent » amer et perdu dans ses pensées. Il me rappelait un Kevin Shields aperçu trois ans auparavant dans un club londonien pour « anciennes gloires du foot » près de Stamford Bridge, qui n’avait pas décroché un mot, au grand désespoir de Jermain Defoe qui avait tenté de lui faire signer un autographe, sans succès.

 

D’après ses dires, le « Serpent » avait beaucoup de mal à se remettre d’une soirée sur Nancy improvisée juste après le match contre Monaco. Outre l’apparition d’un Pablo Correa « super sexuel » qui dégoulinait de sueur, le « Serpent » m’expliquait de ses cordes vocales assez atteintes qu’il avait tenté de pousser « deux-trois joueurs nancéens dans leurs retranchements », remettant en question leur envie de gagner le match face à lui.

Une femme de joueur aurait alors fait irruption, et l’aurait menacé de « faire pression sur la fédé » pour lui retirer son accréditation jusqu’à la fin de saison. Même si la menace paraissait de prime abord triviale, car dite par une femme « qui n’accepte pas les règles d’un milieu d’hommes entre hommes », le « Serpent » était inquiet, n’ayant pas particulièrement les faveurs de plusieurs cadres de la DTN qui profiteraient sûrement de ce genre d’occasion pour lui faire payer certaines de ses déclarations dans la presse, notamment à propos de l’arbitrage « hétérophobe » en Ligue 2.

 

Quelques minutes avant le coup de sifflet final du match qui nous opposait à la nuit, Jeremy King, un libidineux ex de Ricardo Max, tentait d’expliquer à un jeune éphèbe quelques règles du rugby. Bien que bon sujet de drague, cette coupe du monde était indubitablement une plaie.

Repost 0
13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 18:22
Carnet "automne 2007"


(attention, ce qui suit est de l'autofiction spéculative)

 

 

Nuit blanche du foot français : « boys of the squad »




Ricardo Max nous avait prévenu que la « Coupe de la Ligue party » organisée par le « Jason » en collaboration avec les mecs de Technikart serait la « next big thing », notamment parce qu'ils s'étaient enfin décidé à ne pas laisser rentrer tous les hétéros pour ce genre d'occasions.
Néanmoins, comme tout bon club libertin, le simple fait de montrer sa « gold » à l'entrée ou d'être apparu quelques semaines auparavant dans un show télé, tel que le très lesbien « France de foot », suffisait.


Malgré les cris d'orfraie de Ricardo Max à chaque apparition de Michael Youn sur le dancefloor, et la bonne humeur générale, l'ambiance était pourtant loin d'être au top. Vincent Moscato noyait son chagrin au bar après la défaite française contre l'Argentine. Toujours avenant et dur sur l'homme, DJ Fabinho lui conseillait de « changer de bord » et de se mettre enfin au foot. Pour le « Serpent », c'était le prototype même de « l'hétéro borné, chiant et imbaisable ». Quoique ayant déjà « poutré tous ses petits copains des lignes avant ET arrière » (avec une insistance malsaine sur le « et »), il n'était jamais arrivé à quelque chose de concret avec lui : « il a un spaghetti à la place de la bite ! Sur un terrain, il se ferait bouffer physiquement par le premier défenseur de L1 venu ».


En deuxième partie de soirée, Patrick Eudeline, qui venait de donner un concert « totalement hallucinatoire et senghorien » au « Gibus », nous gratifia de la réflexion de la soirée : « l'electro est une invention du prolétariat pour nous détourner de la poétique rock, remplaçant une rythmique binaire par une autre rythmique binaire ». L'assistance n'était pourtant pas de cet avis, à l'heure où Slim, habituel DJ résident du « Center Forward », un club du Marais, enflammait la piste par un set alternant ultra judicieusement entre Magic System et David Vendetta. Beaucoup trop fan de Jesus & Mary Chain, Cyrille M. refusait de cautionner musicalement ce genre de show, et prétextant une « contre-soirée dans un haut lieu du post-rock parisien », il nous quittait déjà.


Nonobstant un plaisant déluge de sexe, de foot et de drogue dure, la projection de diapos du récent match de coupe « Niort-Grenoble » par les MC affiliés à la LFP fut le point noir et indélébile de cette soirée. Totalement effaré devant la tournure que prenaient les événements, le « Serpent » lança un « c'est la première fois qu'un sport co me fait débander ». Je n'avais pour ma part même pas ébauché un début d'érection depuis le début, trop fasciné par le spectacle d'un milieu droit du HAC en train de se faire sucer par un sosie de Magloire, ou d'un Jérôme Rothen qui draguait une rousse en exhibant son nouveau téléphone portable, « une tuerie achetée sur Ebay ».

Repost 0
2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 11:24
Carnet "rentrée 2007"


(attention, ce qui suit est de l'autofiction spéculative)



Nuit blanche du foot français : « Impressions fugaces en terre d’ovalie »



Toute la jet-set et le gros des effectifs toulousains avaient été conviés à la soirée « crossover rugby-foot » organisée par le « George XIII ». C'est Nicolas Douchez qui sortait incontestablement du lot, les yeux hagard et excité comme une jeune première, il promettait à qui voulait l'entendre qu'il ne ferait « aucune faute de main » et ce, jusqu'au bout de la nuit.


Typiquement le genre de soirée « R.A.S. », les instants de magie sexuelle étaient rares. Il manquait cruellement ce milieu axial capable de passer toute la défense adverse en revue, et d'administrer au moment le plus inattendu une passe lumineuse qui ferait la différence. « Trop de milieux défensifs ! » aurait dit Ricardo Max. Ce soir-là, ils étaient effectivement au nombre de trois : Johan Elmander tout d'abord, surprenant de sobriété et visiblement gêné d'être là. Ensuite, un trois-quart du Stade Toulousain qui essayait vainement de récupérer les cadeaux distribués par les sponsors de la soirée. Quant à Elie Baup, triomphant et beau comme une statue grecque, il enfilait, solitairement accoudé au bar comme à son habitude, verres sur verres de « Tranpisco », un cocktail inventé par les lieux, réservé aux « gros bonnets des nuits toulousaines ».


Le « Serpent » hésitait encore quant au choix de sa future proie entre un jeune marocain « pas farouche », un latéral du TFC et un ex-candidat de Secret Story dont on ne savait exactement s'il était là pour vendre un disque, se faire tailler une pipe, ou s'il s'était tout simplement trompé de soirée.


Pourtant, sur le coup des 2h30, DJ Famicon mit tout le monde d'accord avec un mix orienté gabber et electro de Detroit, « mais pas du Underground Resistance !! » dixit l'intéressé. L'occasion était trop belle pour Vivian Herzog qui ne put résister à l'envie de nous montrer le piercing au clitoris qu'elle s'était faite poser à l'occasion de la Techno parade de Berlin, qui selon elle était « un vrai événement happy hardcore, pas un truc de facho pour les amateurs de dance de la gaypride parisienne ». Ce genre de réflexion vint immanquablement aux oreilles de Frédéric Thiriez, autre invité surprise, qui aurait affirmé au « Serpent » songer « très sérieusement à mettre « Raveworld » de Rotterdam Terror Corps en intro avant les matchs de L1, voire pourquoi pas du Gang of Four ». Je demeurais sceptique.


L'absence de folie créatrice laissa alors place à l'absurde. Le « Serpent » racontait aux néophytes, avec une ferveur doublée d'une malignité sans égale, le célèbre jeu des rubgymen appelé « la biscotte » qui consiste à se palucher le membre autour du rectangle farineux, le dernier n'ayant pu finir la chose se devant de manger le nouvellement goûteux mets devant une foule hilare. Serions-nous obligés d'en arriver là pour faire partir enfin la soirée ? Rien n'était moins sûr, et au grand dam d'Ulrich Ramé, la conversation dévia une fois encore sur Sidney Govou et sa prétendue relation avec « qui vous savez ».




<--- une biscotte qui tourne mal


Repost 0
10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 11:08
Carnet "été 2007"


(attention, ce qui suit est de l'autofiction spéculative)


Raymond Domenech n'avait pas fait long feu lors de cette soirée au « Taschent Paradise ». Il en avait cependant profité pour ramener une assistante stagiaire de la fédération, une certaine Tiffany, « une pouffiasse 3 étoiles au Michelin » selon Ricardo Max, un jouisseur de première.
Aux platines, c'était DJ Fab Veletti suivi de DJ Horsepower, deux parfaits représentants de ce qu'a produit de mieux l'Italie depuis Gianni Rivera, mais étonnamment fans d'Everton, selon eux un club « beaucoup moins commercial que Liverpool ». Pour Bertrand Burgalat, présent lui aussi, les supporters d'Everton sont avant toute chose des « petites bites » juste bons à « jouer des places en intertoto sur tapis vert ».


Le « Serpent » proposa un tour en « vélib' » à la rencontre du « petit peuple » pour lui dire la vérité sur la défense centrale de l'équipe de France et sur la réforme Platini. Sur fond de crise existentielle, cette excursion nous permit de retrouver Bernard Mendy et Clément Chantôme, deux habitués du « Duplex », un bar mapouka il est vrai assez frais, mais à la déco un tantinet trop artificielle. A peine passée l'entrée, le « Serpent » ouvrit le bal par un « ça fait 2 semaines que je me suis pas tapé un black » plein d'à propos, quant à Charlotte, Ricardo Max et moi-même, nous décidions de rejoindre la discussion qui se tenait au bar sur les récents exploits du PSG face au Mans.


Tandis que Marone, ancien commentateur foot sur Radio Nova, nous quittait car, dès le lendemain matin, il bossait sur un site internet pour le fan club Vincent Hognon, le « Serpent » nous jetait des œillades inquiètes signifiant une vraisemblable envie de s'en aller. Plus tard, on apprit qu'il avait été accosté par un « prétendu ex de Denis Balbir », une belle gueule avec un physique à la Mikel Arteta en « plus bi ».


Une heure plus tard, au « Richmond », dans le 8ème, Daniel, avec la gouaille du militant ouvertement Fabusien, fulminait quant à l'émergence de ces « latéraux faussement puissants et incapables de centrer ou de faire la différence sur leur côté », et tenait pour responsable les charges sociales, provoquant un début d'hilarité dans le « private room ». La soirée était quant à elle terminée pour le « Serpent » qui s'apprêtait déjà à rentrer chez lui. Il eut tout de même cette saillie simple mais définitive : « je me suis fait lécher l'anus bien comme il faut, je n'ai plus rien à prouver à personne ».


Devant mon impossibilité chronique à faire décemment mieux, je décidais d'effectuer le même trajet, ayant juste l'occasion au passage de voir pester Patrice Loko contre « ces taxis qui veulent pas te prendre quand t'es bourré ». Une dernière image bien triste de la France de demain.

Repost 0
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 16:54
Carnet "été 2007"


(attention, ce qui suit est de l'autofiction spéculative)


Christof, mannequin et DJ « trance-goa » à ses heures perdues, nous menait vers son nouveau lieu de « perdilection », comme il aimait à l'appeler, le « Vertical Parallel ». Un coin « smart et bon enfant » où nous pourrions trouver « pas mal de petits culs à défricher », puis tenta une allusion fort malheureuse au match de ce soir, balbutiant un « milieu offensif », un « fond de jeu », et un « percussion » dans un assemblage de phrases assez banal et premier degré. Il n'y connaissait vraisemblablement rien en football, et tentait piteusement de nous impressionner. C'était une certitude.


Le « Serpent » et moi étions plutôt partant pour une irrésistible virée lunaire et provinciale au « Galette saucisses », la nouvelle boîte tendance « bear straightedge » de Rennes. Un ami commun nous avait promis il y a fort longtemps que nous pourrions y voir « une bonne partie de l'effectif rennais, surtout les milieux de terrains », je doutais pourtant d'y retrouver un Etienne Didot entre-aperçu deux nuits avant le match contre St Etienne au « Galion », une bouteille de whisky au deux tiers entamée, dissertant avec Chilly Trondheim du dernier opus de « Modest Mouse », le premier reprochant au second son manque d'ouverture antifolk et des « comparaisons hors sujet avec les Smiths ».


Se sentant d'humeur « bitchy », le « Serpent » nous ramenait au stade, se mettant aussitôt à la recherche du chaînon manquant dans l'axe rennais, « un peu comme les hétéros quand ils font semblant de chercher l'amour dans ce genre d'endroit ».

Le carré VIP du Stade de la Route de Lorient résumait à lui seul le malaise rampant que tout joueur de L1 française pouvait éprouver de nos jours : une ambiance copieusement surfaite et assez troublante nous laissant à penser que le meilleur était déjà en dehors de nos frontières, un refus quasi-hystérique des formations à plus d'un attaquant de pointe, le tout associé à la playlist douteuse du DJ du stade, qui nous gratifia entre autres d'un Mika, des White Stripes ainsi que d'un groupe inconnu du « Serpent », mélange entre du « New Order sous acide » et « un groupe de reprise de Front 242 période No Comment ».

La soirée était définitivement morte et enterrée, il était 3h du matin, et déjà le lieu se vidait, la tristesse s'ajoutant au décevant nul de ce soir. Néanmoins, ça n'était pas perdu pour tout le monde. Le « Serpent » repartait au bras d'un jeune gardien du centre de formation de Lorient, « 16 ans maxi au compteur, le plus beau cul de la soirée ».


Quant à moi, je retournais à mon hôtel, il y avait en effet dès le lendemain un match décalé au Moustoir. Cette rencontre allait-elle enfin m'en apprendre plus sur moi-même ? Le « Serpent » avait pour ce genre d'occasion cette phrase toute faite : « les matchs, c'est comme les queues, il faut les prendre les uns après les autres ». Une analogie de plus.

Repost 0
5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 18:32
Chers lecteurs,

je m'appelle M.L., mais je suis plus connu sous le pseudonyme de "M le mody". Si j'ai décidé de contribuer à ce blog, c'est avant tout parce qu'il m'a été demandé de le faire. Pourtant, ironie du destin, ce témoignage était à l'origine consigné dans mes carnets, tel un journal intime...

Spectateur plus qu'acteur des nuits parisiennes, je me permettrai de vous narrer l’envers du décor, les instants magiques qui font et défont les résultats de L1, les actions magistrales, les feintes de corps, les réflexions à une touche de balle, mais aussi les « cartons rouges » que la nuit distribue gaiement à quiconque s’écarte trop de « la » règle.

Dans un souci - facilement compréhensible - de bienséance, les noms ont tous été volontairement changés. Tandis que mes "compagnons de jeu" bénéficieront de pseudonymes plus ou moins charmants, vous découvrirez  les histoires d'obscurs joueurs sous les traits d'autres joueurs. Quant aux vrais "people", je les ai purement et simplement "transformés", quasi transfigurés, les arbitres en joueurs, les joueurs en membre de la Fédération, les cadres fédéraux en journalistes, les journalistes en acteurs ou chanteurs, ad libitum. Idem pour les lieux.


Tout ceci est auto-fictionnel, ne l'oubliez jamais...


amoureusement,


M le mody
Repost 0

Noux...

  • : FOOTU : la quasi actu du foot en léger direct.....
  • FOOTU : la quasi actu du foot en léger direct.....
  • : une épopée conceptuelle et définitive dans le monde de le foot
  • Contact

miuzike!

Recherche

Archives