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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 17:47
Grosse bouche a encore frappé ! Dans l'optique du barrage contre l'Irlande , la Fédération Française de Football , le consortium Stade de France et les "hérauts" du ballon (de rouge ?) Raymond Domenech et Jean-Pierre Escalettes ont convenu d'une stratégie marketing surbrutalepépèrement la France pour la Coupe du monde en Afrique du Sud

Le plan est simple, précis, post-moderne et anxiogène : priver les français de tickets pour le match retour au Stade de France afin de :

a) ressouder l'équipe dans l'adversité autour d'un objectif commun : "parce que jouer à l'extérieur, de toute façon, c'est toujours un avantage", dixit "qui vous savez"

b) pourrir la gueule des irlandais qui ont de meilleures statistiques à l'extérieur qu'à domicile

c) éviter que les gens ne huent la Marseillaise pile au moment où la tête de Domenech apparaît sur les écrans géants

d) déstabiliser Trappatoni qui, vu son âge avancé, s'emmêlera dans ses fiches, croyant qu'on joue toujours le match aller

e) donner une bonne image d'une France qui accueille bien les supporters étrangers (j'ai bien dit "supporters"), pour la candidature à l'Euro 2016 : pas de violence, des stades remplis, une ambiance chouette et contra déclinologue

f) en profiter pour relancer le buzz sur TF1 avec 80 000 téléspectateurs en plus, c'est toujours ça de pris sur Cold Case !


La phase 1 du plan a eu lieu aujourd'hui en début de matinée :

- Annonce de la mise en vente des places pour 10h

- Blocage des sites de vente en ligne de billets et de l'adresse IP des personnes qui résident en France

- Annonce d'un problème technique sur les plateformes françaises, et de la prochaine réouverture de la vente d'ici quelques heures... ou jours... (ou semaines)

- Parallèlement à cela, création d'un buzz en Irlande autour d'un pack de 10 billets à 100 euros

Résultat hallucinatoire : il y aura non pas 20 ou 30 000 mais bien au moins 60 000 IRLANDAIS AU STADE DE FRANCE le 18 novembre prochain !!

Wednesday, Bloody Wednesday ? (en tout cas, c'est moins chaud de chauffer des places pour U2 ......)


Je m'incline, ils sont trop forts...


ps: aux dernières nouvelles, il n'y aura finalement que des ventes "physiques" au guichet, limitées à 4 par personnes et nominatives. Meanwhile, l'Irlande mène 15 000 à zéro...  On va y arriver, j'vous dis !
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 17:26
Au cours de mes recherches sur le net, je me suis penché de plus près sur les campagnes foireuses qui avaient conduit l'Equipe de France à ne pas se qualifier pour les éditions 70 et 74 du Mondial.

Tandis que le climat franco-français des années 66-70 était en tout point calamiteux : fédération chaotique au bord de la scission, menaces de grèves, dirigeants anti-charismatiques, génération "pas top" de joueurs, performance en dessous du niveau de la mer en Coupe d'Europe, gestion parodique de l'arbitrage et des sélectionneurs (comment ça, ça vous rappelle maintenant ?), j'étais un peu moins au fait du contexte qui avait mené la France a une belle 3ème place (sur 3 équipes...) durant la phase qualificative pour le Mondial allemand.

1972 : La France commence son parcours qualificatif à domicile par une victoire convaincante face à l'URSS (1-0), avant de perdre un mois plus tard en Irlande (1-2)

La France doit alors impérativement faire un résultat lors des deux matchs restant !

France - Irlande au Parc des Princes... match pénible contre une équipe qui doit l'emporter pour se qualifier mais s'avèrera jouer le nul... Contexte pas terrible... le match en lui-même consiste en un but laborieux des Bleus en 2ème mi-temps, puis d'un cafouillage dans la foulée qui amène l'égalisation...

Je mets la main sur des vidéos du site de l' INA , dont celle-ci où les supporters semblent désabusés, et s'expriment de manière virulente sur un sélectionneur semblant "hors-sujet" et sur son coaching inutile et "ultra défensif", sur des joueurs "trop payés qui ne font rien sur le terrain" (je vous rappelle que nous sommes alors en 1973, et que les joueurs sont payés en francs........)

... puis le flou, l'impression de "déjà vu", le trouble. Je vérifie la composition de l'équipe :

Défenseur droit : Domenech Raymond , 1ère sélection.


Ouch.....................

LA BOUCLITUDE DU CYCLE ?


Dans ma tête, je me dis alors que Domenech serait, en fait, le chainon manquant, le bras vengeur du destin (ou en tout cas son omoplate gauche) qui a puni l'équipe de France avant de lui offrir une génération dorée, comme il serait en train de punir cette même équipe après qu'elle ait pu profité pendant des années d'une autre génération dorée et victorieuse... 1973 - 2009 : même combat ?

Au terme d'un France - Roumanie que je n'osais imaginer autant similaire au France - Irlande de 1973 (adversaire pas si terrible que ça qui refuse le jeu, défensif, peur de la défense française sur chaque action, but libérateur puis erreur dans la foulée... pour finalement score identique : 1-1), il me semble évident que nous nous dirigeons tout droit vers le scénario du match suivant.

Quelques jours après ce fameux match nul, la France doit se déplacer chez une très bonne sélection de l'Est, qu'elle avait battu à domicile au match aller, qui se trouve néanmoins en tête du groupe, et qui n'a plus que la gagne à jouer.

Il y a 36 ans, c'était l'URSS, et au bout de 80 minutes d'un match totalement verrouillé par le sélectionneur Georges Boulogne qui optera pour une composition en 4-1-3-2 (no comment...), Blokhine et ses potes font sauter le coffre-fort pour finalement l'emporter 2-0, et s'envoler vers une qualification méritée (bon, en fait, ils vont refuser de jouer un barrage contre le Chili de Pinochet, et pas aller au Mondial, mais c'est une autre histoire...)

2009 : Raymond Domenech, conscient qu'il doit jouer l'offensive, sort une compo à 4 milieux défensifs et un attaquant de pointe, puis la Serbie bat les Bleus 2-0 sur le fil.

Domenech est remercié, et après un bon nul contre les Féroé et une défaite finale contre l'Autriche, la France revient à ses fondamentaux : "éviter de se qualifier pour une grande compétition parce que ça fait un peu peur quand même..."


Ne dites pas que je ne vous avais pas prévenu !


vidéo début de match France - Irlande (référence à Domy dès le début !) : http://www.ina.fr/sport/football/video/CPF86631201/france-irlande-au-parc-des-princes.fr.html
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 13:23
On ne s'y attendait pas du tout, mais on a quand même eu le plaisir de le lire dans nos dépêches AFP préférées : "la Commission de discipline de l'UEFA a rejeté, lundi, les appels formulés par Manchester United et le FC Barcelone concernant les suspensions de Darren Fletcher (MU), Eric Abidal et Daniel Alves (Barça). Ces trois joueurs manqueront bien la finale de la Ligue des champions, le 27 mai prochain à Rome" (source lequipe.fr)

Je vais encore faire mon gros beauf, mais étant donné que le monde entier en a plein le cul
 Il serait temps que le "Board" se penche un peu sur la question des cartons jaune et rouge, vu que la pratique originelle de l'administration de ceux-ci par l'arbitre a été dévoyé derechef avec le temps ! (Pape Diouf ?)

PIRE QUE FREDDY, VENDREDI 13, IT ET L'EXORCISTE REUNIS, LE "MISSES NEXT MATCH"

Pour la faire courte, avant l'apparition des cartons, il fallait casser la jambe d'un joueur, cracher sur l'arbitre ou être argentin pour se faire expulser du terrain... et encore, si on cassait la jambe d'un brésilien, on avait parfois un point bonus.

D'où mise en place des cartons à partir de la Coupe du monde 1970 au Mexique afin de faciliter le travail de l'arbitre. Un joueur qui commettrait un acte relativement violent ou d'anti-jeu caractérisé serait sanctionné d'un jaune, et s'il pétait les plombs, il s'en prenait un deuxième, retour à la douche...
J'ai pas les stats, mais en moyenne, même dans les rencontres qui ressemblaient plus à du K1 qu'à du foot, il devait y avoir entre 0 et 2 cartons, et un rouge une fois tous les 10 ans, histoire de bien faire comprendre à tout le monde qu'il fallait pas déconner avec le gars habillé tout en noir...
D'ailleurs, en terme de Mundial, je crois que le premier carton rouge n'a été distribué que lors de l'édition suivante en Allemagne (pour vous dire...)

Or, aujourd'hui, le carton jaune est devenu un truc "hype", le détail indispensable pour vos soirées. Sur un gros malentendu, il y a des matchs à 1 ou 2 cartons, mais tout le reste du temps, c'est à la limite de l'insoutenable, on a des bilans : 1 but , 3 frappes cadrées, 8 cartons

SO WHAT ?

Le problème, c'est qu'il y a un gars qui a cru bon, un jour, de dire "c'est bien joli votre histoire de carton, mais si un joueur casse une demi-jambe par match, ça va faire plein de demi-jambe en moins à la fin du tournoi/championnat, non ?", d'où apparition des "matchs de suspension" pour X biscottes obtenues (généralement deux)

Idée superbe jusqu'au jour où les mathématiques se sont prises de plein fouet la réalité du terrain : "Que se passerait-il si un joueur se prenait un avertissement lors du premier match, et un autre lors de la demi-finale. Il serait privé de finale, non ?"
Oui, et le problème, c'est que cela arriva systématiquement.

Cannigia, Gascoigne, Alves, Keane, Nedved, Ballack, et plus récemment Diego, sont quelques exemples qui me viennent à l'esprit quand je pense à cette règle totalement merdique.
Ce qui était alors relativement pertinent dans le cadre d'un championnat (et permettait en outre de faire souffler les joueurs suspendus) devenait risible dans un tournoi de quelques matchs : Va-t-on continuer éternellement à se priver des meilleurs joueurs pour une finale, et à avoir des demi-finales insipides entre deux équipes qui ont peur de se prendre des cartons (cf France - Portugal 2006), juste parce que c'est comme ça et pas autrement ?

Alors, oui, ils l'ont fait, d'abord la "remise à zéro" à la fin des matchs de poule, et comme ça ne suffisait pas, une autre "tabula rasa" en cours de tournoi, pour être "bien bien sûr que personne s'est fait prendre".

Et ça serait pas plus simple directement de retirer le système des matchs de suspension ???

Parce que mine de rien, le football est devenu encore moins praticable qu'une route limitée à 70 km/h où le moindre conducteur se ferait flasherà 71 km/h (analogie surbrutale)

Façons (connes) actuelles de se prendre une bibiscotte :
- enlever son maillot lors de la célébration d'un but (truc risible qui fera l'objet d'une thèse d'état à charge contre l'Arabie Saoudite lors d'un prochain article)
- garder/retenir le ballon alors que l'arbitre a sifflé contre son équipe
- marquer dans les cages vides (ou dégager) alors que l'arbitre vient de siffler un hors jeu
- discuter avec l'arbitre alors qu'on est même pas dans le dernier PES
- simuler un pénalty ou plus généralement une faute
- faire une grosse obstruction
- avoir fait 3 petites fautes d'affilée dans la même minute
- chauffer les supporters adverses
- faire un geste un peu déplacé (après son but ou pas)
- tacler devant le banc adverse
- séparer 2 joueurs en train de se battre
- célébrer un but en montant au grillage ou en dépassant les panneaux publicitaires
- pousser un joueur qui se tiendra la tête et roulera par terre comme s'il était au bord de la mort
- demander à l'arbitre de mettre un carton
- faire le geste du "mettage" de carton
- mettre du temps à dégager son 6 mètres, son coup franc, son corner

PIRE QUE LE PERMIS A POINT ET LE MINITEL REUNIS

Si les choses étaient bien faites, l'arbitre devrait avoir sorti 52 cartons durant le match.

D'où l'idée d'un "carton à 2 vitesses" qui éviterait pour le coup d'inventer un nouveau carton orange, bleu, violet ou pupre.

- un carton jaune "maintenu" lorsqu'ils ont été obtenu suite à des actes de violence physique (tacle dangereux), comportements anti-sportifs graves (insulte à arbitre, bagarre avec joueur), ou fautes d'anti-jeu caractérisées (grosse simulation pour obtenir péno), qui aurait une incidence sur les matchs suivants

- un carton jaune "juste dans le cadre du match" (ou "technique") pour la plupart des points sus-cités derechef, qui serait effacé dès le coup de sifflet final

La logique sportive à cela serait que seuls les "bouchers" n'y trouveraient pas leur compte : tous les autres joueurs "de base" devant se contenter d'éviter de tacler des 2 pieds, d'être poli, et de ne pas tenter d'entourlouper l'arbitre : c'est le but recherché, non ?

On remarquera d'ailleurs que le football est le seul sport à punir "au delà" de la simple partie pour des raisons purement sportives : un carton rouge en handball n'empêche pas de jouer le match suivant, 5 ou 6 fautes en basket non plus, la prison en hocket de même, etc. Inversement, en cas de gros fight ou de coup de sang sur l'arbitre, le joueur est exclu pour longtemps... très longtemps.

RED CARD VS LE VIN ROSE COUPE DECALE

Pour les cartons rouges, c'est un peu différent... il me semble impossible de les enlever, ou alors dans certains cas :

- double carton jaune "technique" : ex: enlevage de maillot + simulation

- vidéo "a posteriori" qui montre soit que le carton rouge était inexistant ou jaune, soit que l'un des cartons jaunes n'y était pas

- carton rouge "fait de match" : faute comme dernier défenseur, main dans la surface

Alors, oui, je sens poindre le souffle chaud de la moquerie, du "raahlalah, encore une idée à la con", et je vous répondrai par la phrase du jour signée Philippe Manoeuvre

"A l'origine, cette chanson ("New York avec toi" de Téléphone) est très rock"

Ahaahhaha !! pardon... et à l'origine, les cartons jaunes, c'est fait pour qu'on ne puisse pas jouer au foot ?



Qu'en pense Madame la Directrice ?

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 09:09
Cette fois, les amis, nous sommes gâtés ! Tous les scénarios sont envisageables jusqu'à l'ultime journée de Ligue 1 ! Merci Marseille, merci Bordeaux, merci le football !

Je rappelle les différents cas de figure (pour ceux qui ne suivent pas)

# BORDEAUX peut encore gagner le championnat
:
- s'ils gagnent et que Marseille gagne contre Rennes
- s'ils gagnent et que Marseille fait match nul
- s'ils gagnent et que Marseille perd
- s'ils font match nul et que l'OM gagne
- s'ils font match nul et que l'OM fait match nul
- s'ils font match nul et que l'OM perd
- s'ils perdent contre Caen et que l'OM fait match nul
- s'ils perdent et que l'OM perd

Donc, comme on peut le voir, tout est encore possible ! Rien n'est fait !

En bas de classement, l'incertitude est d'autant plus grande. Le Havre est déjà condamné, mais Nantes peut encore être relégué !

# NANTES peut encore descendre en Ligue 2
:
- s'ils perdent et que St Etienne gagne
- s'ils perdent et que St Etienne fait match nul
- s'ils perdent et que St Etienne perd
- s'ils font match nul et que St Etienne gagne
- s'ils font match nul et que St Etienne fait match nul
- s'ils font match nul et que St Etienne perd
- s'ils gagnent et que St Etienne gagne
- s'ils gagnent et que St Etienne fait match nul
- s'ils gagnent et que St Etienne perd par au moins 2 buts d'écart (ou que Nantes gagne de plus de 2 buts)

Donc, comme on peut le voir, tout est encore possible ! Rien n'est fait !



LA STATISTIQUE DU JOUR


En 9 participations à Roland Garros , Camille Pin n'a JAMAIS franchi le 1er tour. Il est précisée sur sa page wikipedia qu'elle est
"connue pour son aptitude à faire douter des joueuses du top 15 "

La classe nantaise ?
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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 17:31
Au soir des inévitables qualifications d'Arsenal et ManU, J'ai cru entendre à nouveau que "les anglais c'est plus possib'", comme quoi ils y en avaient trop en Ligue des champions, et "même que si jamais on leur donnait une place en plus, ils seraient bien foutu (.net) un jour d'envoyer 5 équipes en demi-finale" (tellement ils nous emmerdent, tellement ils ont de l'argent, tellement ils ont pas de DNCG)

Nonobstant, on omet de préciser 2 choses :
- malgré leur niveau "éééécraaaasaannnt", les clubs anglais n'ont remporté que 2 des 5 dernières éditions
- les Coupe d'Europe des clubs champions et Champions League ont toujours exprimé une tendance lourde et structurelle sur le plan footbalistique : à une vague anglaise succède toujours une vague italienne, qui succède à une vague allemande, succédant elle-même à une vague espagnole, ad libitum, sans qu'on ait jamais vraiment de grosses révolutions ponctuelles.
On se souvient tous de l'Italie qui, en 1990, a trusté les 3 trophées européens : avaient-ils trop d'argent ? Trop de bons joueurs ? Trop de pouvoirs occultes ? Ou était-ce seulement la hype du moment ?

D'où 2 réflexions :
1) les Anglais ne dominent pas tant que ça (en fait)
2) ils finiront bien par se rétamer la gueule un jour, et ne plus avoir 3 clubs par an qualifiés en demi-finale (peut-être dès l'année prochaine)

Je me suis amusé à faire un comptage de toutes les "sur-représentations" nationales en demi-finale de Champions League depuis le passage au format "plusieurs clubs par pays" lors de l'édition 1997-1998 (qui comptait alors la présence de Monaco et du PSG côté français)

- 1998 : en quart, on a droit à 3 clubs allemands sur trois !! (gloups) pour finalement donner lieu à 2 demi-finales mixtes

- 1999 : idem, en quart de finale, seuls l'Italie et l'Allemagne envoient 2 représentants, pour au final 2 demi-finales parfaitement " quadricolore " ( Bruno Vandelli appreciation society)

- 2000 : la classe américaine. L'Espagne amène 3 équipes en demi-finale, puis 2 en finale. Domination anglaise intégrale ?

- 2001 : Encore 2 espagnols !!... mais cette fois, c'est le Bayern de Munich qui rafle la mise...

- 2002 : Rebelotitude, mais les 2 espagnols s'affrontent en demi

-2003 : 3 Italiens en demi pour 1 seul petit espagnol : 2 ritaux en finale... Une superpuissance succède à une autre superpuissance, mais toujours aucun trace des anglais (qui n'ont gagné qu'une seule compète depuis tout ce temps)

- 2004 : 4 demi-finalistes, 4 pays représentés. Détail hallucinatoire, la France comptera 2 clubs en quarts.

- 2005 : Alors que l'Italie comptait toujours 3 représentants en quarts de finale, c'est bien l'Angleterre qui finit ENFIN par se la "ouèj" avec 2 demi-finalistes (qui s'affrontent entre eux) pour finalement remporter la compétition, et justifier son statut de "pays qui écrase tout sur son passage depuis 28 ans"... pourtant, persone ne pensait ça à la mi-temps du match Liverpool - Milan AC alors que le club lombard menait de 3 buts... ("Depuis le début du match, on a vu une démonstration de la classe italienne et de son réalisme magique, par opposition à la trop grande naIveté anglaise" - un commentateur sportif )

- 2006 : Deux espagnols sur quatre, et le "moins britannique des clubs anglais" (Arsenal) dans le dernier carré. L'Albion "pas sympa" continue son entreprise d'éradication.

- 2007 : Ah, enfin !! L'Angleterre fout 3 pions en demi, ah aaaaaah, j'vous l'avais bien dit !!... mais c'est le 4ème larron (Milan) qui finit par l'emporter...

- 2008 : Exploit sans précédent des clubs anglais  : 3 clubs en demi puis les 2 finalistes... comme l'Espagne en 2000 et l'Italie en 2003, non ? (et pas d'Angleterre à l'Euro)

- 2009 : Chelsea, Manchester United, Arsenal y sont, pourtant on ne parle que du Barça pour remporter le titre... ça doit encore être la faute à la "domination abusive et anxiogène" de ces salauds d'anglais !

Si on regarde bien, depuis 2000 (et la possibilité d'avoir 4 clubs qualifiés/pays), il n'y a qu'en 2004 qu'on a vu 4 nations représentées, et tout le reste du temps, ça a été "Espagne surpuissante" (3 ans) puis "Italie surpuissante" (2 ans) puis "re-Espagne surpuissante" (1 an), puis enfin "Angleterre surpuissante" (3 ans). What else ?

Donc, en résumé, la prochaine fois que vous entendrez "La Champions League, c'est la Coupe d'Angleterre d'Europe !", veuillez traduire par : "ces 3 dernières années, les clubs anglais sont plus représentés que les autres pays dans le dernier carré, mais il n'y a vraiment que si ça continue pendant encore 5 ans qu'il faudra s'inquiéter"

Tout d'un coup, ça fait moins peur, non ?

Et encore, on ne parlera pas de la Coupe de l'UEFA : une seule (énorme) victoire en 2001 (Liverpool), mais plus rien depuis 1984...
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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 19:18
Y a un truc de bien avec les supporters de l' Olympique de Marseille , c'est que dans leur tête, c'est n'importe quoi...

Ok, j'avoue, ce sont sûrement les plus passionnés de France. Ok, ils mettent le feu. Ok, ils comptent dans leurs rangs de vrais spécialistes, et sûrement de la grosse pointure niveau "ultra hardcore till death do i part", mais la proportion de Footix parmi les fans de ce club demeure hallucinatoire

Il n'empêche que Footix ou pas, le nombre de vrais supporters de ce club représente vraisemblablement celui des 19 autres clubs de Ligue 1 à lui seul, donc respect for my people...

Début de saison 2007, l'OM est au fond du trou, et depuis quelques saisons, on voit régulièrement fleurir une nouvelle race de Marseillais, le "homo massilia footbalisticus non massiliae amans" ou plus simplement "le marseillais soit disant fan de foot qu'aime pas Marseille"

Du fait des résultats médiocres du club, parce que le palmarès restait bloquait depuis des siècles, et parce que Lyon jouait mieux, certains marseillais prenaient fait et cause contre leur propre club, lui préférant généralement l'autre olympique, lyonnais cette fois.

On a même assisté sur différents médias à un concours du gars le moins fan de tous les temps de l'OM :

"Putaing, cong, à Mareuseilleuh, personneuh soutieng l'ohème, cong !!

- Putaing, moi, ça fait 5 ans que je les supporte plus !"
- 5 ahans ? Putaing, moi ça doit bieng faire 10 ahans que je peux plus les voir eng peingture !"
- 10 ahans à peineuh ? Moi, depuis ma naissance j'aimeuh pas ce club, cong !"

Il est à penser que ces mêmes personnes, depuis lundi matin et un OM leader du championnat, doivent tenir pépèrement le discours inverse...

Tout ça pour dire qu'enflammade ou pas (pour reprendre l'expression consacrée), Marseille a encore 7 matchs à jouer, et va devoir sans nul doute laisser filer l'Europe s'ils veulent briser la malédiction : pas de titres depuis 1993 !!!! (championnat ou Coupe d'europe, à vous de voir...)

Je me suis amuser à faire un petit tableau/classement de tous les vainqueurs de la Coupe d'Europe des Clubs Champions / Champions League , et du titre le plus récent qu'ils ont remporté (exception faite des trophées de merde, intertoto, supercoupe de mon pubis, etc)


Real Madrid
Bayern Munich 
Manchester United
Inter Milan
Porto
Celtic
Feyenoord Rotterdam
PSV Eindhoven
Milan AC
Etoile Rouge Belgrade
Liverpool
FC Barcelone
Steaua Bucarest 
Benfica
Ajax Amsterdam
Juventus
Hambourg SV
Dortmund   
Aston Villa
Marseille 
Nottingham Forest
Championnat 2008
Championnat 2008
Championnat 2008 (Coupe du monde des clubs 2008)
Championnat 2008
Championnat 2008
Championnat 2008
Coupe des pays bas 2008
Championnat 2008
Champions League 2007
Championnat 2007
Coupe d'Angleterre 2006
Championnat 2006
Championnat 2006
Championnat 2005
Championnat 2004 (supercoupe 2007)
Championnat 2003
Coupe de la ligue 2003
Championnat 2002 (supercoupe 2008)
Coupe de la ligue 1996
Champions League / Championnat 1993
Coupe de la ligue 1990

Sur les 21 vainqueurs, seuls 3 n'ont rien remporté au 21ème siècle, dont Marseille, devançant seulement le cultissime Nottingham Forest , qui peut s'enorgueillir de 2 trophées européens à son palmarès et de s'être footbalistiquement suicidé comme une vraie rockstar

Plus anecdotique mais tout aussi génial, 9 des 21 vainqueurs ont remporté l'un de leur deux derniers championnats (et la liste ne comprend même pas le Barca et Liverpool), tout ça pour dire le niveau de régularité global des équipes présentes au palmarès.

Autrement dit, Marseille fait tâche, et a intérêt à se bouger le cul pour reprendre son rang, sinon... (sinon quoi ? beinh rien, en fait...)
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 15:43
Le dernier "face à face" de la saison, 38 journées résumées en un seul tir, l'éternité dans une chaussure, la vie ou la mort.

NICE - LE HAVRE : dernière journée

93ème minute d'un match totalement fou qui avait pourtant si bien commencé pour Le Havre : 8ème minute, Stéphane "Syrjosh" Noro sert Alassane à l'entrée de la surface qui vient mettre un plat du pied sous le ventre du gardien. Le banc se lève comme un seul homme : que pouvait-il leur arriver maintenant, il suffisait de gérer, non ?

Pourtant, Frédéric Hantz s'inquiète. Même si Nice n'a plus rien à jouer, un incident est si vite arrivé... surtout après cette saison de merde qu'ils venaient de vivre : les dieux du football ne leur enverraient-ils une dernière épreuve pour bien les faire chier ?

Puis ce qui devait arriver arriva, Loic Rémy égalise sur un ballon perdu en corner : 1 - 1 , mi-temps.

Le coach havrais est hystérique "putain, les gars, on est à 45 minutes du plus grand exploit de tous les temps, et vous allez me la jouer grosse pucelle de 13 ans si près du but ?", et autres analogies sur-schématiques.

Remise en place tactique ou pas, il ne faut que quelques minutes à Lesage pour trouver la clef du coffre niçois : Le Havre mène, et les 35 minutes qui suivent sont un "havre" (huhu) de paix, à base de passes à 10, de ballons en touche, et de tirs volontairement cadrés 10 mètres au dessus "pour pourrir Frédéric Michalak le beauf"

Alors que Frédéric Hantz s'apprêtait à faire rentrer le gardien remplaçant, Vanhamel, pour honorer un Christophe Revault qui les avait maintes fois sauvé en cette fin de saison, le drame se produit. En voulant lancer son partenaire dans l'axe, David Hellebuyck pousse un peu trop fort son ballon qui vient finir dans la lunette havraise : 2 à 2 , les rares spectateurs niçois qui étaient restés sont en délire (en fait, ça les fait juste marrer)

Stupeur, tremblement et sodomie, il ne reste plus que 2 minutes à jouer plus les arrêts de jeu : que faire ? Hantz ne s'emmerde pas de la tactique de demande à tous ses joueurs de monter, gardien y compris...
Après 4 corners infructueux d'affilée, l'improbable surgit dès la première minute des arrêts de jeu : l'arbitre siffle un pénalty pour un accrochage dans la surface.

Le staff technique havrais est au bord du gouffre, les joueurs se regardent entre eux pour savoir qui sera le vendangeur d'espoir en chef, personne n'ose, les quelques supporters havrais à avoir fait le déplacement ne veulent même pas regarder la scène. Dans une ambiance électrique de "première fois", chacun sait qu'il est à quelques secondes d'un échec intégral ou de l'orgasme improbable qui mettrait la ligue 1 à genoux, et enverrait le doyen du foot français "rue des étoiles" (comme dirait le p'tit Grégory)

Avant même le tir, chacun pense très fort dans sa tête toutes les formules, toutes les petites phrases, toutes les répliques qu'il rêve de dire aux "pseudo" commentateurs sportifs qui les voyaient descendre depuis la 2ème journée, et qui n'auraient pas misé un milliardième de centime sur eux.

Réveil.

Bon, il faut le tirer ce pénalty, non ? Alassane prend le ballon.

Et s'il le ratait ? Non, pas lui ! Mais qui d'autre ? Et puis, il est vrai que c'est en partie grâce à lui que Le Havre en était arrivé "là" en cette fin de championnat extraordinaire.

Le joueur pose le ballon, recule, l'arbitre demande à tout le monde de sortir de la surface, siffle, Amadou s'élance pour son, peut-être, 15ème but de la saison : celui de la délivrance, le dernier, le plus beau, celui qui représenterait plus qu'un simple maintien parmi l'élite...

Frappe.



LA 30ème JOURNEE

Tout avait commencé lors de cette fameuse 30ème journée face à Monaco. Alors que le club est quasi mathématiquement relégué, celui-ci se permet de ramener les 3 points de Louis II, et chacun pense que l'histoire s'arrêtera là.
Pourtant, suite à une nouvelle victoire contre Caen, autre "copain de maintien", on se rend à l'évidence que le HAC n'a plus que 7 points de retard sur le premier non-relégable. La côte du maintien explose et passe de 1300 contre 1, à 350 contre 1. Dans le business du gangsta rap, on appelle cela une "volte face".

La machine s'emballe après la victoire ramenée de Paris, Revault arrêtant deux pénalties et multipliant plus généralement les exploits face à Hoarau et à l'international français Peguy Luyindula
Pourtant, la défaite contre Grenoble à domicile lors de la 33ème journée vient définitivement doucher les rêves fous des havrais, qui se consolent du fait de leur belle réaction d'orgueil. De toute façon, le coeur n'y était plus.



ET LA, C'EST LE DRAME

Le vrai coup tactique de cette fin de saison est à mettre à l'actif de Frédéric Hantz , qui en regardant le calendrier se rend compte que, bon sang, mais c'est bien sûr ! Les 2 prochaines équipes (Nantes et St Etienne) jouent le maintien, c'est donc un "match à 6 points".
Equations différentielles et graphiques de Rolland Courbis à l'appui, Frédéric Hantz fait croire à ses joueurs que le maintien serait presque acquis en cas de victoire lors de cette double confrontation.
Deux journées plus tard, c'est une équipe survoltée qui se présente à Lorient et balaye la bande à Gourcuff sénior.
Pour la première fois depuis le début de la saison, Le Havre sort de la zone de relégation. Le miracle est en train de se produire.

Patatraaah... On croyait qu'un nul suffirait, ce qui fut fait contre Lille au terme d'un joli 1-1 (2 buts contre leur camp, les 2 seules frappes cadrées du match), malheureusement les concurrents directs ont tous ramenés des points dans le même temps, et par la faute d'un golaverage de merde, le HAC devra remporter son dernier match quoiqu'il arrive pour être sûr de rester parmi l'élite...



THE FINAL COUNTDOWN

Frappe sèche à ras de terre plein axe. Ospina, encore en train de digérer son sandwich, n'a même pas besoin d'esquisser le moindre geste, et repousse le ballon.
Le banc havrais s'effondre sur place, Frédéric Hantz tombe à genoux, un cri d'effroi parcourt le stade. Un ersatz de "France Bulgarie" envahit tout ce que l'hexagone compte de supporters du HAC.

Pourtant, le ballon est toujours en jeu, et atterrit après un gros cafouillage dans les pieds de Driss Fettouhi , qui vit alors ses 19 premières minutes de jeu en tant que professionnel. Dix neuf, c'est son âge, mais c'est aussi la distance qui le sépare du but.
Le reste appartient aux annales du football : contrôle, micro dribble pour éviter son vis-à-vis, frappe enchaînée qui atterrit sous le poteau.

Nice 2 - Le Havre 3

Les joueurs n'entendent (n'attendent ?) même pas le coup de sifflet final : la plupart sont en larmes, certains courent directement vers du banc, Hantz simule le malaise vagal. Canal + , qui diffusait la journée en multiplex, fait du Havre la star du soir, n'ayant presque diffusé que leur match au détriment de la tête du classement (dont tout le monde se branle).

Une hystérie collective s'empare des media : LCI fait la une de ses éditions pendant 2 jours sur l'exploit, L'Equipe titre "H comme héros", tandis que le "10 sport" se penche sur le cas du jeune héros du soir, Driss Fettouhi, et ose un "Raymond Domenech doit l'appeler en équipe de France dès cet été" (on apprendra par la suite qu'il est international espoir marocain)

Le président , Jean-Pierre Louvel , évoque son grand père, vu en rêve quelques mois auparavant, qui lui aurait dit qu'ils allaient se maintenir à la dernière journée. Frédéric Hantz déclare que s'il doit vivre ce genre d'émotions chaque année, il préfère retourner cultiver des betteraves. Frédéric Thiriez salue "un événement qui fera date, et qui prouve, une fois encore, la supériorité du championnat français sur ses homologues".

Les spécialistes se pencheront longtemps sur cette remontée qui semblait "statistiquement, moralement et physiquement impossible" : Nantes , Caen et Nancy s'en serait bien passés

Alors, crédible ou pas ?

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Published by Billy Montoya - dans réflexions à la con
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 19:39
Mon compagnon de toujours, Loïc Saucisse (transféré à Rennes l'été dernier) m'en avait bien parlé et, à vrai dire, je n'y croyais pas trop. Quoi ? Ca est l'expression : "Au jour d'aujourd'hui"

Pourtant, force est de constater que mon oreille est régulièrement stimulée depuis le début de la semaine par les prises de parole définitives de Luis Fernandez dans son émission "Luis attaque" (référence culte au groupe Noir Désir) qui TOUS LES QUATRE MOTS nous sort un "au jour d'aujourd'hui" d'anthologie...

A partir de 16h, sur RMC info, vous pouvez avoir droit à peu près à cela :

" Bon, Gérard, réponds nous sans détour. Est-ce que, au jour d'aujourd'hui, tu penses que ton club a les moyens, au jour d'aujourd'hui, de te fournir les niveaux d'exigences auxquel est-ce que tu prétends au jour d'aujourd'hui ? Dis nous franchement, est-ce ton club a les moyens, au jour d'aujourd'hui de viser la Ligue de les champions au jour d'aujourd'hui ?"

Mais ce qui n'était qu'un tic de langage amusant (j'ai moi-même eu une expérience en radio où je ponctuais toutes mes phrases par  "tout à fait") est soudain devenu une terreur linguistique quand je me rendis compte qu'au bout de 5 minutes de discussion avec n'importe lequel de ses invités, ceux-ci disaient invariablement "au jour d'aujourd'hui", comme hypnotisés... ou atteint du syndrome Gilles de la Tourette...

On assiste au jour d'aujourd'hui à un véritable drame humain, au même titre que la plaie du "à partir de là" qui fait tant sourire au jour d'aujourd'hui...

Et franchement, c'est bien triste...


<-- "Au jour d'aujourd'hui, j'ai du bide, mais j'ai un club. Et est-ce devrais-je vous rappeler que j'ai marqué un péno en 86 ?"
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