Il y a des fois où on est triste que Raymond Domenech et José Mourinho soient en vacances...
Cela avait commencé cette semaine avec la vraie/fausse annonce de la mort du leader démocratique gabonnais Omar Bongo (41 ans de démocratie parlementaire partagée d'affilée). Il est vrai que la question était difficile :
"Est-ce qu'Omar Bongo est mort ?
- Non...
- Mais... regardez ! Il est tout froid là, il bouge plus, ça fait même plus "bip bip" son appareil, là...
- Nous ne voyons pas de quoi vous parlez, et de toute façon, nous ne connaissons pas cette personne. Nous ne sommes au courant de rien."
(2 jours plus tard)
"Ah, au fait, on vous a dit qu'il était mort ?
- Qui ça ?
- Notre président bien aimé, vous savez, celui qui est mort depuis 10 jours..."
Dans la même veine, on a un Kaka qui refuse de signer au Real Madrid , qui dit qu'il n'a même pas été approché, qu'il restera au Milan AC , puis qui annonce fièrement son départ en disant qu'il est heureux que ça se soit fait.
Et si toute cette comédie n'était qu'un début ?? (cris d'effroi)
LES ECLAIRS DE GENIE
Syndrome du lendemain de cuite ou non, on a eu droit à un fabuleux "double double". Tout d'abord, Benoît "Marcel" Hamon, tout juste revenu de vacances européennes, nous gratifie d'un :
"La droite est unie, elle gagne. La gauche est divisée, elle perd."
On pensait la phrase imparable mais trop définitive. C'était sans compter sur Franz "4ème Reich" Beckenbauer qui nous balance dans les gencives :
"Je ne vois plus que deux options : soit Ribéry prolonge, soit on le laisse partir"
Ouch !! Ca fait mal ! Donc si on comprend bien : soit c'est pile, soit c'est face ? Dans la vie, on a le choix ou on l'a pas ? C'est oui ou c'est non ? Brutalité excessive du propos...
REMISE EN CAUSE D'UNE IDEOLOGIE ANTICONSENSUELLE
Et si tous les "l'important c'est les trois points", "le groupe vit bien", et "on prend les matchs les uns après les autres" étaient au final des phrases pleine de sens ?
Dire que "l'important c'est le 3 points" n'est pas une évidence en soit, pire ! C'est une dénonciation tacite du système de valeur propre au football "tout marketing" qui polluerait les pensées des joueurs : l'important, c'est le résultat CAR ce n'est pas le spectacle, ce n'est pas le jeu, ce n'est pas même "l'humain".
Le sportif est une marchandise, il n'a pas le choix sauf celui de changer le champ de ses priorités : "les trois points d'abord, la vie et le football ensuite..."
Triste, mais vrai...
Bonus track : Florentino Perez à Sir Alex Ferguson à propos du recrutement de Cristiano Ronaldo au Real Madrid : " 94 millions d'euros, c'est cher pour une pute !". Aurons-nous aussi droit au latex et aux menottes ?